JARDIN DE LUNE

 

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LA GRANDEUR DU PROSCRIT

le vendredi 17 juillet 2015, à 07:54. Posté par Philip de Berg


    (L'exil de Victor Hugo à Guernesey)

    Ces vingt ans d’exil à Jersey puis à Guernesey
    Imposèrent l’image d’un proscrit inflexible.
    Il refusa l’armistice de Napoléon III
    Et proclamera « S’il n’en reste qu’un je serai celui-là ! »
    ……………………………………………………………….

    « Loin des fureurs de l’histoire,
    Ton exil est souverain.
    Il restera la mémoire
    D’un géant au cœur d’airain »
    ………………………………………………………………..

    Hugo, solitaire exilé, c’est l’image aussi du veilleur,
    De la vigie sur son rocher.
    Enragé qui marquera les esprits.
    Là, son œuvre ne cesse de croître,
    Et sa figure se dessine pour la postérité.
    ………………………………………………………………..

    « Passent les sourdes tempêtes,
    Ton regard résiste aux vents,
    Tu loue la fin des prophètes,
    Et raille leurs bêlements ».
    ……………………………………………………….…………

    Il disait des grands du Second Empire,
    « Ils veulent jouer les prophètes de l’Histoire ! ».
    Cette Histoire qu’ils ont dévoyée, assoiffés de Pouvoir.
    Cri d’un Justicier à Napoléon-le Petit : le récit d’un crime.
    Les Châtiments, sont parmi les plus terribles réquisitoires
    …………………………………………………………………

    « Mais il regarde, narquois,
    Tous les bégaiements du siècle,
    Haïssant ces mots courtois
    Venant des fiers cénacles.
    …………………………………………………………………

    Petit, robuste, droit dans son paletot sombre
    Devant la mer il se dresse avec ses cheveux drus et sa barbe
    Qu’il avait laissé pousser comme le Justicier, le visionnaire
    Et l’humaniste qu’il était et dont certains attendaient des paroles d’espoir.


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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 17 juillet 2015, à 07:56
Passant récemment place des Vosges à Paris, la maison de V. Hugo m'a inspiré ce petit écrit, sur le regard (amère ?) qu'il portait sur la France depuis son exil à Guernesey. Certains ami(e)s du site aiment Hugo, génie littéraire (mais pas que ça), d'autres, moins. Bonne lecture. Philip.

vio le vendredi 17 juillet 2015, à 10:00
beau poème

domidom le vendredi 17 juillet 2015, à 13:58
C'est merveilleusement écrit, par cette poésie tu nous fait un peu partager l'exil de Victor Hugo, ce fut mon ressenti....
Merci pour ce délicieux moment de lecture...
Bises, Domie...

Michel (Signes de Vie) le vendredi 17 juillet 2015, à 17:47

Visage grave que celui de Victor Hugo.
Je fais partie de ceux qui l'aiment.
Pour son génie littéraire, bien sûr, mais aussi pour sa dimension humaine. J'aurais aimé rencontrer un tel homme.


Micheline 1940 le samedi 18 juillet 2015, à 06:32
Bonjour Philippe !
On ne peut pas ne pas aimer Hugo, ce génial Géant de la Littérature, et j'ai beaucoup aimé votre travail qui met en exergue sa courtoise vaillance, sa fierté doublée d'intransigeance.
Bien amicalement,
M.

Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 18 juillet 2015, à 10:06
Pour MARINE :
Mmmmouais ! C’est surtout un hommage à Victor Hugo. Je voulais écrire tout cela en prose, uniquement.
Mais j’ai fait l’effort, minimaliste d’intercaler des quatrains en heptasyllabe, pour y aller à l’économie, ah, ah ! Ce qui compte c’est l’hommage. Bises. Philip.

Pour DOMIE :
Coucou Domie. Oui, c’était à peu près l’état d’esprit de Hugo, je pense, lors de son exil. Même si ce n’était pas le cas, c’est au moins un hommage à l’homme. Bisous. Philip.

Pour MICHEL :
Oui, Michel, il avait une sacrée dimension humaine. Et moi aussi j’aurais aimé le rencontrer. Un véritable humaniste. Depuis que je suis ado, j’ai relu plusieurs fois les Misérables, et, adulte, la version « longue », très longue (environ 3000 pages !). C’est un des rares livres que j’emmènerai sur un ile déserte ! Amicalement. Philip.

Pour MICHELINE :
Chère Micheline, les termes que tu/vous as employés caractérisent tout à fait Hugo, surtout dans la période de son exil : "courtoise vaillance, fierté doublée d'intransigeance." Oui, Hugo est bien un génie littéraire (même si ses looooongues poésies en vers - comme les Châtiments - sont parfois difficiles à lire. Amitiés, Micheline, prenez bien soin de vous. Philip.

fokoua jean carlos le samedi 18 juillet 2015, à 13:31
Que du respect pour ce grand romancier. Des Misérables au Dernier jour d'un condamné en passant par Notre-Dame de Paris. Je vibre encore au rythme de ses tournures artistiques.
Je ne remercierais jamais assez le ciel de m'avoir fait venir après de tels personnages. Car je n'ose même pas imaginer la vie avant eux.
J-C

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 19 juillet 2015, à 10:28
Pour JEAN-CARLOS :
Oui, que du respect Jean-Carlos. Ses écrits révèlent l'Homme dans sa grandeur. Je peux te dire qu'à chaque fois où je passe devant la maison où il vécu, j'ai de l'émotion. Amitiés. Philip.

euphonie0 le dimanche 19 juillet 2015, à 22:41
Coucou Philip
En ce moment je me fait pigeonne voyageuse.
J'arrive de Reims où mon mari et moi avons fait les nounous et je te lis.
En lisant ton poème, j'ai pensé à mes trois enfants qui eu CM1, devait apprere Hymne aux morts de Vitor Hugo, pas facile pour eux car ils trouvaient ce poème barbant pour leur âge.
Ah si Hugo n'avait pas existé, nous n'aurions pas eu le bonheur de lire ton poème et plus facile à lire que ceux de Hugo (mais nous dans ces temps modernes nous avons notre Salus).
A chaque époque son poète difficile parfois pour nos pauvre cervelle à comprendre.
J'ai aimé te lire.
Bise Philp
Om
Marie

Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 20 juillet 2015, à 08:32
Coucou Marie.
Ah, ne dis pas "si Hugo n'avait pas existé, nous n'aurions pas lu ton poème". Il n'y a surtout aucun raccourci à faire. J'aurais pu faire alors un poème sur Johnny Hallyday, par exemple, quoique, non !!!!
Ouin Hugo n'est pas facile à lire parfois. Je parlais entre autre des Châtiments, qui est une grande fresque historique instructive.....mais d'un barbant à lire, bouh ! A bientôt, chère Marie, et écris de nouveaux poèmes. Bises et amitiés. Philip.

domi le dimanche 26 juillet 2015, à 08:38
coucou Philip,
j'ai lu et relu ton hommage à Hugo, et je reviens te demander quelques éclaircissements (ici ou sur mon premier poème, rire) car j'ai du mal à bien comprendre quand tu mets des guillemets qui parle.... ce serait gentil ,cela m'aiderait à mieux apprécier
gros bisous et beau dimanche !

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 26 juillet 2015, à 09:41
Pour DOMI :
Coucou, Domi. Voici l'explication.
Non, je ne fais pas parler Hugo, entre les guillemets. C'était pour faire la différence entre la partie que j'ai écrite en prose et celle (avec les guillemets) où c'est en vers, rimés en heptasyllabes. Bisous et beau dimanche. Philip.

domi le dimanche 26 juillet 2015, à 11:16
merci pour la réponse, mais pourquoi? on peut mélanger prose et vers je pense....à la limite en italique les vers (ou le contraire) ? en tous cas ces vers entre guillemets sont très beaux Phil !!
rebises.

Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 26 juillet 2015, à 18:52
Je n'arrive pas à mettre italique ou caractère gras. Telle est la raison. Oui pas de problème, le mélange prose/vers est fait exprès. Re-bises. Philip

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