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L’automne était mourant, mon hiver approchait,
Et je sentais déjà quelques flocons de neige
Paralyser mon cœur par leur vil sortilège :
Il était loin le temps où j’étais un cochet.
Mais un soir, j’entendis, protégés par un mur,
Des sons et des couleurs qui chantaient un poème,
Des images, des mots d’une douceur suprême
Qui berçaient mon esprit de leur style si pur…
Le jardin était clos ; j’en ai poussé la porte ;
Au lieu de me chasser, toi, tu m’as accueilli,
Tu m’as offert un fruit, et moi, je l’ai cueilli
Sans hésitation : l’envie était trop forte.
Dans cet endroit secret où je me réfugie
Souvent, auprès de toi, jamais il ne fait froid
Car un feu de tendresse abrite du noroît
Qui souffle du pays lointain de Nostalgie.
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