Collectif

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

François Villon revisité ( Michel Ernest )

le dimanche 19 juillet 2015, à 17:38. Posté par COLLECTIF (auteur : Michel Ernest)






C'est à un homme de renom
Que je consacre cette page
Le poète François Villon
Né à la fin du Moyen-Âge

Si vous vous posez la question
De savoir sa prononciation
Dit-on Villon comme "pilon"
Ou bien Villon comme "grillon" ?

Je vous donne la solution
Par la voix de Louis Aragon
Qui dans un poème répond
Que ce nom rime avec "couillon"

La biographie de cet homme
Sera très courte, excusez m'en
Car on ne le connaît en somme
Que par ses écrits abondants

Charles VII était le monarque
Lorsque François vînt à la vie
La même année où Jeanne d'Arc
Perdait la sienne en Normandie

Né de père et mère hobereaux
Quelque part en vallée de Seine
Il quitte vite son château
Pour une école Parisienne

Mais élève indiscipliné
Hâbleur, voire anticlérical
Il estourbit un pauvre abbé
Et s'enfuit de la capitale

Il n'a pas encor vingt-cinq ans
Qu'il vit de vols et de rapines
Mais son principal expédient
Ce sont les rimes féminines

Si bien qu'il se retrouve à Blois
Chez Charles prince d'Orléans
Qui organise des tournois
De danses, poésies et chants

Mais ces trop pacifiques joutes
Ne lui apportant rien de bon
Alors il repart sur les routes
Mener sa vie de vagabond

A vingt-neuf ans, à Meung-sur-Loire
On lui met le grappin dessus
Et dans un profond cachot noir
On le met pour un an et plus

Heureusement le roi de France
Vient de mourir et le Dauphin
Pour exprimer sa bienveillance
Amnistie fripons et coquins

Maître François à court de rimes
Retourne à Paris faire un tour
Mais six années après son crime
Le bourreau se languit toujours

A peine dans la Capitale
Le prévôt le fait arrêter
Et à la peine capitale
Notre héros est condamné

Mais sa notoriété naissante
Convertit l’arrêt en appel
En une peine plus clémente
Le bannissement perpétuel

Alors il rédige sur l’heure
Un vrai testament olographe
Une sorte de bras d’honneur
Destiné à ses biographes

Car à partir de cet instant
Il disparaît de l’horizon
Peut-être est-il encor vivant
Quelque part emprès Montfaucon ?



Michel Ernest
http://www.mespoemes.net/michelernest





<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Marie-Ange le dimanche 19 juillet 2015, à 20:43
bonsoir Michel,

Pour avoir lu ses écrits, et sa biographie, j'ai pleinement apprécié votre écrit, fort bien tourné et d'une grande justesse, la lecture en est plaisant, et instructive. Merci à vous pour ce moment.

Au plaisir de vous lire

domi le dimanche 19 juillet 2015, à 21:18
encore un régal cher Michel, merci !

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet