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Quelques mots sur un papier, quelques notes sur une guitare.
Il ne m’importe plus de savoir où le destin m’emmène,
Je suis cette ombre lasse que la douleur promène,
Si la nuit tombe enfin, il n’est pas assez tard.
Ces doutes qui me lestent, me plombent dedans l’ivresse noire,
Alors que la blessure, d’un long cri se déchaine,
Je sens mon âme revêtir, l’antique humeur ébène,
Et nôtre amour se disperser, en un ciel fait d’ivoire.
Demain et ses rivages, sont-ils au fond des eaux?
Au loin je t’aperçois, Ulysse, sur le pont d’un bateau,
Et soudain capitaine, je sens que vibre mon compas.
Les odeurs d’une solitude, façonnent l’air de ma maison,
Nôtre histoire est trop large, elle déborde de la raison!
Et le rêve vient jouer, doucement, la musique de tes pas…
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