|
ô ma Douceur, merci d’accéder à mes vœux :
Je serai ton Ronsard, tu seras mon Hélène,
Je t’écrirai des vers – oh ! simple cantilène -
Pour clamer mon amour. C’est tout ce que je veux.
Je chanterai tes yeux, ta bouche, tes cheveux,
La fraîcheur de ta peau dont le parfum m’enchaîne,
Le feu de tes baisers dont la fougue soudaine
M’a révélé souvent les plus tendres aveux.
Blottis-toi contre moi, ce soir, la lune est rousse
Et sa pâle lueur diaphane éclabousse
Les murs de notre chambre où s’agitent les ombres
Des arbres du jardin où tout est endormi.
Oui viens, j’inventerai des caresses sans nombres,
Et je t’en couvrirai pour que ta nuit soit douce
Peut-être sentirai-je, avant que tu ne sombres,
L’espace d’un instant, que ton corps a frémi.
|