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Écrire sur Blaise Pascal
Ne me pose pas de problème
J'écris comme on lit un journal
"À l'aise Blaise", dirais-je même
Il est le seul garçon d'Étienne
Le nouveau président
De la Cour des aides
Qui réside à Clermont-Ferrand
La mère, Marie-Antoinette
Décède quand son bout-de-chou
Gigote encore en sa layette
Faisant du père sa nounou
Alors celui-ci prend en charge
La bonne instruction de son môme
Lui dispensant des cours en marge
Des institutions du royaume
Blaise s'avère un bon élève
Trop même, en certaines rubriques
Alors son père fait une trêve
Dans ses cours de mathématiques
Car à douze ans Blaise a trouvé
Que dans tous les cas un triangle
Donne cent quatre-vingts degrés
Quand on additionne les angles
Son père est fier comme Artaban
Et l'entraîne à l'académie
Où peu-après l'adolescent
Fait des exposés de génie
Bientôt à Rouen, son père, Étienne
Est muté pour ses bons offices
Et Blaise, sur les bords de Seine
Invente la calculatrice
En mil six cent quarante-six
Le père est blessé à la cuisse
Les médecins le convertissent
Au Jansénisme, avec son fils
À vingt-quatre ans le pauvre Blaise
S'en retourne vivre à Paris
Car il éprouve les malaises
D'une latente maladie
Mais cela ne l'empêche pas
De créer bien d'autres machines
Ainsi que le mode d'emploi
De sa célèbre Pascaline
En mil six cent cinquante et un
Son père quitte ce bas monde
Blaise en ressent un tel chagrin
Qu'il couve une crise profonde
Il connaît la béatitude
Un soir en contemplant les cieux
Et a la quasi-certitude
D'avoir enfin rencontré Dieu
Alors il renonce aux machines
Aux plaisirs, aux sciences humaines
Car face à la science divine
Les sciences terrestres sont vaines
De nouveau Blaise se retire
Chez ses amis de Port-Royal
Les Jansénistes, pour écrire
Son chef-d'œuvre "Les Provinciales"
Quand il quitte ses camarades
C'est pour rédiger ses "Pensées"
Mais il retombe fort malade
Ce qui assombrit ses idées
Quatre années plus tard, c'est le drame
Quand d'un cancer de l'estomac
Le pauvre Blaise rend son âme
Au Dieu qu'un soir il rencontra
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