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Mon âme est cet oiseau captif crépusculaire
Qu’un rayon de douleur vient détacher de l’ombre
Et qui vole, empereur des landes solitaires.
Son vol est frissonnant, pareil aux chutes molles
Des couronnes automnales qu’une agonie chiffonne
En myriades d’éclat que roussit l’espérance.
Il passe, larme éphémère des paradis perdus
Il passe, on ne sait où et son cri est fragile
Nul écho ne l’entend.
Mon âme est cet oiseau qui un matin s’est tu…..
Saxyfrage
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