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J’ai rien d’mandé,
Pas même au curé.
Du bled ou j’suis né,
J’ y suis même baptisé.
Y a fallu s’peler l’école,
L’temps des auréoles,
Des pauvres et des riches,
J’ plains les pauvres riches.
Y a l’temps des nantis,
Y a l’temps des apprentis,
J’ai pas bu, j’ai pas fumé,
Y avait l’école et y avait l’curé.
J’ai fait latin à la messe,
Le con a la kermesse,
J’ai sonné l’angélus,
J’ai couru après l’bus.
J’ai couru après la vie,
M’suis pas drogué,
J’suis arrivé en survie,
Mes blessures, j’les ai gardé.
Y a les pauvres, y a les riches,
Y a les pauvres oublieux,
Y a ceux qui s’croient riches,
Y a ceux qui s’croient heureux,
La seule richesse, chers oublieux !
C’est la famille de gens heureux.
Ainsi va la vie
charlesp
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