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La nuit a jeté son voile sur les amants,
Et le vertige du sommeil nous a ensorcelés.
Elles se déploient en ton ciel, les constellations du rêve,
Et la flamme de ton être, fumes comme un encens.
Nous sommes les deux fragments d’une terre déchirée,
Par nos deux enveloppes, nous sommes comme deux iles,
Dans la métaphore nuptiale, nos souffles s’équilibrent,
Et nos pensées alors, ont des ailes ondines.
L’amour ouvre les portes du langage de l’Afrique,
Sous la voûte satinée, comme en un rite de sel,
Et nous effaçons de nos humeurs, les corps superflus.
Assommés par l’ivresse, des langueurs de l’étreinte,
Terrestres nous dérivons dans les limbes humaines,
Et creusons un sillon, sur un disque de miel…
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