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Lorsque nos pensées s’assiègent, telle une cité de Troie,
Tour à tour nous devenons et Hector et Ulysse.
Femme et homme, Africains, nos lèvres se gorgent de sel,
Et le baiser des amants, devient une terre déchirée.
Les astres nous transportent, depuis nôtre état quantique,
Jusqu’à cette altitude, où les âmes vibrent d’humeurs ondines.
Nous faisons souvent valser nos chairs, l’une contre l’autre,
Mais, parfois, comme deux fers, nous croisons nos esprits.
Parce qu’elle est absolue, la raison dans l’amour,
Qu’infini et total, nôtre être jaillit de l’instinct,
Et que son feu d’essence noire, façonne l’argile des mots.
Oui, suprêmes, nous nous tressons encore, dans la colère,
Car l’appétit de nos flammes, consume espace et temps,
Ensemble nous brûlons tout, comme un seul incendie!…
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