Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Pantaglose !

le samedi 15 août 2015, à 10:34. Posté par Pierre


    Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses
    Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
    On est loin du temps où je te faisais la cour
    Depuis lors nous avons partagé tant de choses.

    Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour
    Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
    Depuis lors nous avons partagé tant de choses
    Mais la vie a voulu nous jouer quelque tour.

    Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
    ..........Et ne les donner qu'à l'amour
    ..........Du temps où je te faisais la cour
    Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses


    Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure
    Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
    J'ignore si plus tard je pourrai pardonner
    Oui je sais à présent que la vie est un leurre.

    Qu'au néant destructeur le temps vient de donner
    Dans son rapide vol embrassez la meilleure
    Oui je sais à présent que la vie est un leurre
    Parfois je crois entendre une voix résonner.

    Dans son rapide vol, embrassez la meilleure
    ..........Toujours celle qui va sonner
    ..........Plus tard je pourrai pardonner
    Ainsi que de l'éclair rien ne reste de l'heure.


    Et retenez-la bien au gré de votre envie
    Comme le seul instant que votre âme rêva
    Ce doux reflet dans le miroir des yeux d'Eva
    Et de ce long chemin qui jamais ne dévie.

    Comme le seul instant que votre âme rêva
    Comme si le bonheur de la plus longue vie
    Et de ce long chemin qui jamais ne dévie
    De l'horizon lointain où le jour s'acheva.

    Comme si le bonheur de la plus longue vie
    ..........Etait dans l'âme qui s'en va
    ..........Dans le miroir des yeux d'Eva
    Et retenez-la bien au gré de votre envie,


    Vous trouverez toujours depuis l'heure première
    Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
    Espérant retrouver les plaisirs d'autrefois
    Quand monte vers le ciel l'indicible prière.

    Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois
    Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
    Quand monte vers le ciel l'indicible prière
    Ah ! Quel bonheur si dans l'écho revient sa voix.

    Les vignes, sur les monts, inondés de lumière
    ..........Les myrtes à l'ombre des bois
    ..........Si dans l'écho revient sa voix
    Vous trouverez toujours depuis l'heure première.


    Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines
    Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
    Je ne sens plus mon cœur par un trait transpercé
    Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines.

    Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé
    Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
    Et depuis mes douleurs me semblent plus sereines
    Car mon avenir n'est pas encor trépassé.

    Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
    ..........Et donne l'oubli du passé
    ..........Par un trait transpercé
    Aimez buvez le reste est plein de choses vaines.


    Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie
    Savourez le regard qui vient de la beauté
    En toute chose il faut chercher la qualité
    Et boire le bon vin même jusqu'à la lie.

    Savourez le regard qui vient de la beauté
    Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
    Et boire le bon vin même jusqu'à la lie
    Pour se dire souvent c'est la fatalité !

    Etre seul c'est la mort être deux, c'est la vie
    ..........L'amour c'est l'immortalité
    ..........Souvent c'est la fatalité
    Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie.


    -------------------------------------------------------------
    Essai :

    Une glose est un poème qui parodie un poème connu : chaque strophe se termine par un vers du poème parodié. Elle est formée de quatrains et contient donc quatre fois plus de vers que le poème glosé.
    Dans l’essai présenté ici, nous avons repris le poème « le Ballet des Heures » de Gérard de Nerval et, à la manière d’une glose, nous avons réutilisé ses vers mais, cette fois, avec la structure d’un pantoun. Pour des raisons techniques, il y a autant de mini-pantouns que de strophes dans le poème glosé.
    A notre connaissance, cela n’avait jamais été fait… et ne le sera peut-être plus jamais !
    A moins que…

    Pierre.

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
cecile le samedi 15 août 2015, à 11:40
Très beau, du travail certes, mais le chemin de lecture est pour moi un peu long, si je peux me permettre...
Amicalement, Cécile :)

Nemo le samedi 15 août 2015, à 14:59
@Cécile : Merci d'avoir donné ton avis. Ce n'est qu'un essai, beaucoup trop technique, et j'espère pouvoir améliorer ce genre en choisissant un poème initial plus court une prochaine fois. Merci encore.

Salus le samedi 15 août 2015, à 18:59

Magnifique et complexe exercice sur la forme, cher capitaine ! et qui mérite toute l'attention nécessaire.

Cette recherche est d'une grande subtilité, on n'en peut que s'incliner ; je me permettrai cependant, avec toute la prudence d'une éventuelle subjectivité, une remarque :
Le troisième vers, outre une faute de césure dont le texte renouvellera, plus loin, la licence avec plus de bonheur, le troisième vers me choque d'une trivialité qui me semble peu en rapport avec l'ensemble du poème.
D'autre part, la rime "Fois / Autrefois" est étymologiquement douteuse.
- Je vous fait aussi part de ce qui me parait être une coquille :

"Aimez, buvez, le reste est plein de choses veines"

Veuillez croire à mon admiration pour l'ensemble de votre travail

domi le samedi 15 août 2015, à 19:57
coucou Pierre,
complexe en effet, quel travail, tu innoves!
"faire la cour" est-ce trivial Salus? je comprends la subjectivité de "comment l'entend-on", donc difficile de trancher, mais je pense que dans l'esprit romantique de Pierre c'est au contraire très délicat et respectueux, sourire...
à toi de dire Pierre!
- je ne sens plus (mon) coeur : un oubli..
gros bisous.

Salus le samedi 15 août 2015, à 22:40

Non ! non ! "Faire la cour" n'a rien de trivial !
c'est une question de niveau de langue !
(On est loin du temps...)
Bien sûr le capitaine est seul maître à bord !

Nemo le dimanche 16 août 2015, à 08:26
Merci à vous, Domi et Salus, pour votre lecture attentive. Vos commentaires m'encouragent à reprendre cet essai et à l'améliorer en tenant compte de vos remarques.
Bien sûr, "veines" est une coquille et "mon" est un oubli de frappe.
Par contre le troisième vers doit effectivement être revu en profondeur et la rime "fois" / "autrefois"changée. Je vous avouerai que ne sachant pas quel accueil serait réservé à cet essai, je ne m'étais pas trop soucié de ces points dont j'étais conscient. Vos avis étant positifs, je corrige immédiatement les premières erreurs. Quant aux autres, il me faudra certainement un peu plus de recherche.
Merci encore.
Bon dimanche.
Pierre.

domi le dimanche 16 août 2015, à 10:43
mais oui salus je suis étourdie tu avais toi-même préciser que le vers s'arrangeait plus tard... :)
continue Pierre il y a tant de belles choses dans ce poème outre la forme
beau dimanche!

Nhand le mercredi 26 août 2015, à 15:47
Pour un essai, cher Pierre, c'est concluant. C'est certes très technique (et sûrement long et difficile à réaliser, j'imagine), mais le souffle poétique et la musicalité des vers est là, malgré les ruptures qui font passer le texte, par moment, de l'alexandrin à l'octosyllabe.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet