|
Le temps, l'espoir, la paix, la peine :
Tout s'en va, tout part sans retour.
Ainsi qu'à la vieille fontaine
Coule l'onde et passe l'amour.
Mon coeur sonne comme un tambour.
Pleure l'heure où chantait ma reine.
Voici que montent tour à tour,
Les regrets du temps de ma veine,
Du temps lointain de mes amours.
Mon coeur est creux comme un tambour.
Les printemps passent, recommencent.
Chaque hiver me glace un peu plus.
Comment était donc la romance
Du temps où j'étais chevelu ?
Mon coeur est un tambour perdu.
Comment se fait-il que renaissent
Alors les visages oubliés,
Que ressurgissent, que me stressent
Tous ces souvenirs rejetés ?
Mon coeur est un tambour percé.
Et ne résonne plus en lui
Que l'écho de l'amour trahi.
|