|

Il existe au large d’Ouessant,
Un petit paradis terrestre,
Endroit désertique et rupestre
Mais dont l’attrait est tout puissant
Narguant l’audace des marins,
Ses brisants déchirent les vagues,
Dressés au ciel comme des dagues,
Noyant en mer tant de chagrins.
Près de la plage de galets
De l’île de la belle Iroise,
Le vent, de ses embruns, pavoise
Les hauts rochers comme palais.
Moi, Robinson sans Vendredi,
Je me moque du temps qui passe
Car mon Amour a pris sa place
Et je me sens ragaillardi.
Elle est allongée au soleil,
Mes yeux goûtent sa peau dorée ;
Est-elle salée ou sucrée ?
Ce n’est jamais deux fois pareil.
Je pose un baiser sur son front,
Elle se tourne et son sourire
Me dit merci ; mon coeur chavire
En admirant son corps girond.
Vous, cornemuses, tambourins,
Charmez nos sens par vos musiques,
J’aime danser vos airs celtiques
A la cadence de ses reins.
|