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Mes poèmes - Moi

 

Le crime...en chacun de nous !

le mercredi 26 août 2015, à 17:28. Posté par Lola





Venue des ténèbres une terrible plainte,
Renvoie l'écho en quête de repère
Agonisant dans cette longue étreinte :


C'est le feu et la lave, un volcan de cendres,
Qui bouillonnent encore au fond de l'univers
Défiant la mort qui ne peut prétendre
Regagner l'oxygène des grands espaces verts.


L'effroyable emprise est celle qui assèche
La pulsion de vie laissée à découvert
Trophée éphémère que traverse une flèche.

Innocence bafouée, presque banalisée,
Trop de sang versé ou autre fait divers
Tant d'existences à jamais traumatisées !

Revenant des ténèbres elles endurent la plainte
De l'enfance dévastée en écho qui se perd
En chacun de nous, noyé dans son étreinte.


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commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le mercredi 26 août 2015, à 18:23
Immense cas de conscience ... Affreuse réalité !!! La douleur qui perdure...
Bien à vous Chère Lola,
M.

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 26 août 2015, à 18:27
Bonjour, Lola.
Un poème dur, âpre, un peu "cri d'alarme" comme tu sais le faire avec...."talent"....non, ce mot ne te va pas et es trop flatteur....alors je dirai "avec tes tripes". Et pas un poème à l'improviste, un poème réfléchi, travaillé.
Un style d'écriture poétique, des mots qui me font penser un peu à tes débuts en poésie....mais travaillés, comme je l'ai dis, dans le détail.
Un poème allégorique. C'est l'univers, les étoiles, les phénomènes naturels, en fusion, en éruption, en violence....mais c'est aussi l'être humain et la part de son Destin, incontrôlé, qui est parfois inéluctable, entre le karma issu de notre libre arbitre ou autre chose. Le deuxième quatrain, le plus en relation avec le naturel est le plus beau, comme un entracte sur le noir. D'autres mots de ton poème claquent et m'interpellent. "Effroyable emprise", "enfance dévastée", "terrible plainte". Mais le poème est magnifique, il est dans le surpassement, celui auquel il faut coûte que coûte atteindre, peut-être, pour être à chaque instant debout. Message qui, somme toute, s'adresse à chaque humain. Oui, il est des échos qui se perdent en chacun de nous" comme tu l'écris. Ce poème m'a beaucoup ému, et il est plein de force, que l'on ne s'y trompe pas. Tu sais combien j'ai presque plus de plaisir aujourd'hui à lire les écrits de notre communauté poétique plutôt qu'à écrire moi-même. Tu sais combien je suis sincèrement heureux quand nos ami(e)s écrire des choses qui ont un sens. Alors, ce soir, la lecture et relecture de ton poème est une belle récompense de ma journée.
Amitiés et bisous, Lola. Prends soin de toi. Philip.

bluegirl le mercredi 26 août 2015, à 20:07

MICHELINE,
L'affreuse réalité, c'est justement d'être conscient qu'on est tous un jour témoin du crime d'un enfant, de près ou de loin, (voir "très loin").
Et que l'on soit victime ou bourreau, de près ou de loin, il me semble nécessaire de soulever les conséquences parfois paradoxales de celui qui subit ou fait subir.
Le crime d'innocents a toujours une répercussion en nous...il fait un peu parti de nous !

Merci pour votre lecture chère Micheline,
amitiés, Lola.


PHILIP,
De façon "détachée", j'aurais pu écrire en titre :
"pour en finir" avec le crime ! Mais alors, que j'écris pas à l'improviste ni concernant un sujet qui m'est étranger, je sais que malgré les pages qui se tournent avec autant de drames qu'il peut en exister, l'é -cri- ture est un mode d'expression où l'on peut se surpasser, par la forme ou le fond.

La deuxième strophe est en effet essentielle, plus profonde et poétique : défier la mort c'est bien sur allégorique, à l'image de la résistance de la vie, pour la vie, quelque soit la finalité : mourir, survivre, revivre.

Merci de répondre toujours présent aux injustices flagrantes que je dénonce souvent.

Bon voyage aux éternels itinérants !
: )
mespoemes.net/bluegirl

Ivy le mercredi 26 août 2015, à 21:20
L'enfant qui sommeil en chacun de nous ne peut que se sentir touché !
Amicalement

domidom le mercredi 26 août 2015, à 22:28
Plus grand chose à ajouter après le passage de notre ami Philip, il a l'art de revaloriser toutes choses, mais là, ce n'était pas nécessaire, ton écrit est l'égal de ton grand talent, tes tercets sont tous de véritables petits bijoux, un poème avec beaucoup de fond, bien écrit et très émouvant...
Bises, Domie...

Guy le mercredi 26 août 2015, à 23:50
Faire du mal à un enfant, physiquement ou moralement, est pour moi un crime contre l'humanité.
Et contre notre propre humanité. On en voit le résultat tout les jours.
C'est aussi cet écho dont tu parles si bien.

bluegirl le jeudi 27 août 2015, à 16:46

IVY,
Pourvu que les maux du monde que nous portons en nous, aussi !


DOMIE,
C'est que tu as peut être perçu le parallèle entre bourreau et victime...la dérive est parfois "facile" !


GUY,
A l'antithèse de se remettre en question, l'humain a formaté un éventail de comportements (auto)destructeurs aberrant !
Et le serpent finit toujours par se mordre la queue un jour...autant qu'il perpétue le crime...et la victimisation !


Merci à vous 3 pour vos témoignages.
Bises amicales, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

Rose le jeudi 27 août 2015, à 17:00
Bonjour Lola
Oui le mal comme le bien font partie de nous , c'est l'humain ...le plus grand prédateur sur terre ! Malheureusement !!
Amitiés sylvie

jekarev le jeudi 27 août 2015, à 17:08
Bonjour Lola,

Voilà, comme promis, de retour chez moi pour un court moment, je prends le temps...de venir chez toi. Là, ma main glisse doucement sur le clavier. tes mots me touchent au plus profond de mon âme. J'ai des folies, des mots simples et enjôleurs que je pose sur le site. Un peu rieurs parfois... mais de la vie, je n'oublierai jamais la douleur, le malheur quand ils touchent les enfants...
Ton poème est un bijou, même si l'existence ne l'est pas toujours. J'aime, l'Amour, les courses folles et la Poésie, ils sont nos seuls armes.
De mes passages aux urgences pendant mes jobs d'étudiants à la perte d'une partie de ma chair, que même ma pudeur n'arrive pas à cacher, je voulais te dire que tes mots m'ont chaviré....
Amicalement

Jérôme

bluegirl le jeudi 27 août 2015, à 21:17

SYLVIE,
Et ne sommes nous pas souvent le plus grand prédateur pour nous même ?
...
Dieu a choisi que nous nous rappelions, parfois même après avoir longtemps oublié, et que le malheur fasse partie de nous, quelque soit le regard qu'on y porte !
amitiés poétiques, Lola.


JEROME,
Bienvenue dans mes nuances bleues !

Le malheur nous traverse tous à n'importe quel moment de la vie, alors bien sur on déplore lorsqu'il atteint un être en construction.

Il s'agit ici de tragédies "absolues", de vouloir ôter la vie à un enfant.

Je me rappelle de cela, non pour ce que ça pèse en artillerie (armes, conscience, survie), mais parce que ça fait partie de mon histoire, même si je suis aujourd'hui mieux vivante.

Merci d'avoir trouvé une projection à mes mots, et pour la pudeur de ton témoignage...Sans oublier la jolie métaphore des cinq cent pas que tu traverserais pour un autre horizon !

Je ne sais pas chiffrer, mais j'aime aussi le renouvellement.
Amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl


marine le dimanche 30 août 2015, à 16:35
. Seinfonie en viol

Sa musique est interne
Ils ont cousu sa bouche
Quand elle voulut crier
L’accordéon des tripes
Alors s’est replié
Et depuis en sourdine
En muette
Elle chantonne lancine
Cet opéra-déchire
Dont le verbe fait chair
Enfante le délire

Sa musique est intime
Elle est disharmonique
Elle contrecarre en ut
La divine douleur
Qui fit de son enfance
Un cauchemar sans fin
Elle chantonne lancine
Ce cri qui déchira
Son corps du haut en bas
Sa cantate enfantine

Alors elle replia
Ses ailes en cocon
Sur un air de rêvage
Qui tourne dans sa tête
Et qui jaillit la nuit
Quand ses sens en éteinte
Ne la surveillent plus

La seinfonie du viol
Chantée lèvres cousues
Par un chœur virginal
Intact de son refus
Qui un jour sortira
Eclatant et dispers
Les oiseaux se tairont
Ecrasés de terreur
Et elle s’envolera
Lit-vide
Sur son cheval-fureur.

bluegirl le lundi 31 août 2015, à 21:53

merci VIO pour ton témoignage poétique.

Amitiés, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

Loïc le jeudi 15 octobre 2015, à 15:41
Ok, rude celui-ci. Personnellement je comprends (tu le sais) ton positionnement face aux échos négatifs du passé. Parce que je connais les tiens, et parce que je connais les miens. On les porte avec nous, et on les nourrit, mais aussi ils nous nourrissent. En mal et en bien. Le jour où dans ta vie d'adulte, tu te dresses face à ce que tu considères une injustice, tu sais pourquoi, et quelqu'un en tire un petit bénéfice.

Bises.

bluegirl le jeudi 15 octobre 2015, à 22:53

LOÏC,
On nourrit nos traumas et ils nous nourrissent, en effet. Alors l'essentiel est d'en faire quelque chose avec quoi on avance, (si ce n'est, qui nous fait avancer).

En tirer un bénéfice (qui, mieux que nous même ?), passe par des phases de déroutes extrêmes. J'ai eu du bol : la foi m'a sauvé.
Et même si ça n'a pas tout réglé, ça m'a donné du sens, et tellement de réponses à de nombreuses questions.

En une autre mesure, et bien que nous ayons une foi assez différente, tu en tires aussi un bénéfice en tant qu'ami.

Bises, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

lna40 le dimanche 18 octobre 2015, à 17:57
Tu trouves les mots avec force même quand il s'agit de parler de l'horreur " l'effryable emprise est celle qui assèche"je confirme.l'enfance dévasté et une trace quibalourdit le pas pour avancer..
tes mots m'ont touché si tu m'as lu tu devines pourquoi.
ravie de t'avoir trouver,
amitie

bluegirl le dimanche 18 octobre 2015, à 20:18

HELENE,
Il faut de la force pour dénoncer l'horreur, même si ça ne suffit pas pour se reconstruire.

Oui, je t'ai lu. Et je trouve que notre écriture se ressemble par moment au delà de ce qu'on évoque...

Ravie de ta visite.

Bises amicales, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

lna40 le mardi 20 octobre 2015, à 10:42
Loïc et jérôme font une bonne synthèse de ce théme:
"on nourrit nos trauma et ils nous nourrissent" car "l'Amour, les courses folles et la Poésie, sont nos seuls armes."
Bises à toi ;
pour ce texte qui parle à tous dans ce village.

bluegirl le mardi 20 octobre 2015, à 21:30

ELENE,
Je n'ai plus d'armes, plus de bouclier : je suis dans la réconciliation et plus la survie.
Alors les courses folles ont laissé place à la contemplation, et l''amour fait part du cheminement, pas une destination.

(Non, je suis pas bouddhiste et je ne vis pas en marge de la société, lol !)
Bises amicales, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

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