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Autrefois, d’Albion, sont venus tes ancêtres,
Chassés de leur pays par les Scots irlandais,
Souvent, ils ont été vaincus, envahis, mais
Ils n’ont jamais voulu reconnaître de maîtres.
Toi, tu te tiens debout sur un roc qui surplombe
Le ressac enivrant et scrutes l’horizon
Comme le fait aussi, du seuil de sa maison,
La femme du pêcheur à l’heure où la nuit tombe.
Les vents tourbillonnants sont de plus en plus forts
Et viennent, insolents, fouailler ton visage,
Mais toi, tu restes là, peu t’importe leur rage,
Ta robe est détrempée et se colle à ton corps.
Cette mer et ce ciel sont le sang de ton cœur,
Si ton bandeau remplace une coiffe bretonne,
Dans ta tête, pourtant, c’est le bagad qui sonne ;
Alors coule une larme en perle de bonheur.
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