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Venus de l'horizon

le mercredi 26 août 2015, à 19:02. Posté par Pierre


    Autrefois, d’Albion, sont venus tes ancêtres,
    Chassés de leur pays par les Scots irlandais,
    Souvent, ils ont été vaincus, envahis, mais
    Ils n’ont jamais voulu reconnaître de maîtres.

    Toi, tu te tiens debout sur un roc qui surplombe
    Le ressac enivrant et scrutes l’horizon
    Comme le fait aussi, du seuil de sa maison,
    La femme du pêcheur à l’heure où la nuit tombe.

    Les vents tourbillonnants sont de plus en plus forts
    Et viennent, insolents, fouailler ton visage,
    Mais toi, tu restes là, peu t’importe leur rage,
    Ta robe est détrempée et se colle à ton corps.

    Cette mer et ce ciel sont le sang de ton cœur,
    Si ton bandeau remplace une coiffe bretonne,
    Dans ta tête, pourtant, c’est le bagad qui sonne ;
    Alors coule une larme en perle de bonheur.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
domi le jeudi 27 août 2015, à 09:01
un bien beau poème Pierre !
j'adore cette robe... je vois bien cette silhouette face au vent et à la mer !
merci !
gros bisous

Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 04 septembre 2015, à 06:26
Anglophile depuis toujours, j'aime ces évocations d'Outre-Manche. Tu ne demeure pourtant pas sur les rivages de la mer du Nord, dans ces Flandres du littoral où souffle le vent (et les légendes) venues d'Ecosse et de la Grande Ile ? Mais, l'on dirait que ces images tu les voies, ces légendes, tu les entends. Tout cela donne un poème qui, de surcroît est très bien structuré et surtout joliment écrit. Merci, Pierre, pour ce partage. Dank U. Amitiés. Philip.

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