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n°44
Saint-Malo, le samedi 21 septembre 2013.
Terre-neuvas,
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Partie première ; Petit pelta
Sorti des jupes de sa mère,
Fratrie de sœurs et de frères.
Son lit en caisse à savon,
Surpris, devint moussaillon.
Larguer les voiles dans la brume,
Déhaler, inquiet assume.
Se lever chaque matin tôt,
Casser coquilles de bulots.
Rien dire, faire fi des sévices,
Remplir à fond le doris.
D’indescriptible cohue,
Ouvrir sur pont la morue.
Éviter coups, mauvais vin,
Traité bien moins qu’un chien.
Le carré sent le croupi,
Se coucher dans le pourri.
Se servir un quart de rhum,
Devenir enfin un homme.
Sentir et guetter les vents,
Grandir c’est, sur les grands bancs.
Patrice.
p49
n°45
Saint-Malo, le lundi 9 septembre 2013.
Partie seconde ; Grand pardon.
Islande aux glaces bleutées, Terre-Neuve embrumé allaient.
Portent ces faces burinées, vareuses délavées, bérets,
Sortent dans place du café, marins enivrés, cadets.
Avant de s’embarquer, comme montons apeurés braient,
Contre vents et marées, crachent jurons, sûr mer on hait.
Pour temps ces destinées, loin devront gagner leurs pains,
Faux semblants oubliés, poissons péchés de leurs mains.
Part tout temps chaluter, implorerons vierge certains,
Plutôt que de juger, pardon à ces galériens.
Devant mer déchaînée, la vie à un fil ne tient.
A nom grand-père et ses frères de misère.
Patrice.
p50
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