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n°40
Saint-Malo, le vendredi 16 août 2013.
Armor,
Là, coiffes enrubannées, châles noirs, elles vont au pardon,
Bras d’hommes endimanchés, espoir font, d’une belle moisson.
Sur landes des Monts d’Arrée, courent à la lune les Korrigans,
Tous ces spectres éthérés, dans les brumes êtres malfaisants.
Grimoires empoussiérés, sortent Morgane, Merlin, Arthur,
Forets ensorcelées, prennent nos âmes et les torturent.
Tréfonds des pierres dressées, s’entend la faux de l’Ankou,
Son de lame acérée, tous marauds, à rendre fou.
De ces rochers sculptés, aux aires de sel de Guérande,
Des médiévales cités, terres éternelles de légende,
A l’infini porté, en appellent à nous ces bardes.
A l’unisson chantés, refrains binious et bombardes,
Aux fêtes de nuit dansées, de partout du Finistère,
Au Gallo acclamé, ces bagadous jouent tonnerre.
Son enfant arraché, chante et gronde dans tout l’Armor,
Aux cinq vents à clamé, la voie profonde de Glenmor.
Gwenn-ha-du arboré, longtemps déjà, franche, chemine,
De vallons en vallées, la voila, la blanche hermine.
Alors allons délier, notre âme sœur, la Nantaise,
Deux reines à couronner, tant s'enflamment, deux cœurs de Breizh.
Comment ne pas l’aimer, d’ardeur ce pays Breton,
Toujours enraciné, dans mon cœur au plus fond.
Patrice.
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