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en vérité si je ne donne plus de numéro à mes sonnets,
c'est que je suis passé à un autre délire,
et malgré qu'ils soient toujours de bois,
il demeure ces petites maisons de quatorze planches,
que je battis pour toi,
ma noune...
En cet instant d‘aurore, terrestre et quantique,
Il émane du dehors, l’humeur de septembre.
La chaleur de l’amour, résonne dans la chambre,
Avec cette odeur brute, du santal d’Afrique.
En nôtre dimension, le sentiment est rhétorique,
Etendard, il se dresse comme un arbre!
Amants, nous modulons, la matière du nombre,
Et enivrons nos âmes, d’une transe mathématique.
L’existence, est une route à travers l’existence,
Nous la partageons, comme une insondable errance,
Et nos socs réunis, y taillent un même sillon.
Nous sommes une bougie, un fruit, une rivière,
Et pendant que déjà, s’efface, le feu de nos rayons,
Dedans l’immense nuit, nous joignons nos lumières…
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