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Las, que sont devenues mes vieilles idées
Qui me restent à peine en mémoire aujourd’hui,
Sont-elles affectées aux rêveries passées
Quand l’entour de l’enfant rimait avec ennui ?
Il m’en reste toujours des lambeaux, des fragments
Infusés aux désirs de ce petit garçon
Qui errait, solitaire, en son jardin trop grand,
Fredonnant à l’envi antiennes et chansons.
L’impossible avenir de toutes mes pensées
En faisait la légende d’un horizon lointain
Mais mon cœur éprouvé par trop de gynécées
S’altérait au confort des affects souverains.
La vie ne me laissa qu’un rôle négligeable
Où de rares éveils inspirés d’anciens songes
Ne me servaient qu’à dire : « à moi l’inaliénable ! »
Pour me soumettre ensuite aux tourments qui me rongent.
Mais je garde le cap, en allant cabotant,
Ni trop loin, ni trop près, en piètre odyssée,
De rivages sans nom que je veux rassurants,
Espérant du futur, enfin, la traversée
S’accordant au dessein de mes vieilles idées…
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