|
Quand Dieu, qui appréhende l’homme
Comme un suppôt de Belzébuth
Vit qu’il jouait les astronomes
Devançant prudemment son but
De son compas télescopique
Dans la voûte il délimita
En cercles rouges concentriques
Où il irait ou n’irait pas !
Ce fut d’abord l’Astre solaire
Où pourpre un nimbe put se voir
Puis vinrent les amas stellaires
Les galaxies et leurs trous noirs…
Ne lui décrochant que la Lune…
Pour y promener ses sabots
Et les planètes quelques unes
Pour y poser « seuls » des robots
Le tout ne serait accessible
Qu’à ceux gagnant le paradis
Quand sur la Terre il vit la bible
Que lisait un simple d’esprit
Troublé, devant ce tableau tendre
Il mit aux ronds des pointillés
Pensant s’il ne peut pas s’y rendre
Qu’il puisse quand même en rêver…
|