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Les Millénaires Ô L'Irréconcilié.
…..Fleuves, Rochers, Montagnes, Buissonnements, Nuages, Formes et Multitudes affluent vers le Regard, tournent dans La Pensée leurs Paysages offerts, leurs Découpes étranges, La Litanie des Mots qui livrent et recouvrent leurs étranges Essences, s'éloignent, se refusent, en étrange Pays de Marches et de Mémoire.
Plis et Replis, Nervures, Ravins et Renflements courent Sous la Peau heurtée de ce Manteau de Terre, Blocs, Traînées de Couleurs, glissent, s'échangent à la Chair de ce Ciel, éclatent, ruissellent, fuient, de Bleu en Rose, de Mauve en Gris, Parme, Plomb et Céruse, Eclairs de Rouge Sang, au Revenir du Soir.
Et l'Evidence exhibe sa Familiarité, sa Puissance inconnue, L' Euphorie, la Débauche, sa Plaie de Déchirure et la Béance, intensément, le Silence criard des Innombrables. Parcelles et Monades, Copeaux, Atomes, s'agrègent, se Désassemblent, Pluies, Torrents, Taches d'Ecume et d'Eau,Danse des Particules qui dévient en d'incessantes Chutes....Voici des Mondes en germe, apparaissants, Disparaissants et voici que se lève l'Irréconcilié, Ô les Millénaires !
Je songe au Visage indéfinissable, l'Homme, la Femme, L' Enfant qui balbutie ses Rêves en Nous, inachevés, boiteux, Demi-aveugles et que la Vérité accable de Désir, d'Errance, De Chemins buissonneux, bifurquants. Je songe à nos Présences tourmentées, furtives, interdites de Joie, aux Amis inconnus dont nous sommes séparés, au Visage Méconnaissable de la Mort. Visages de Nuages effilochés, Visages d'eau, de sable et de limon et Visages de Fleurs, Fleuries pour se faner....Je songe aux Millénaires, à L'Irréconcilié......
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