violette le mardi 15 septembre 2015, à 16:54 oui sandou c'est très cruel
mais est-on indigne d'être ce que l'on est et de le dire quand on n'a personne à qui parler ?
et ce que l'on dit est si bien dit
je vais vous mettre un poème en réponse qui est d'un ami qui prenait ma défense à ce sujet
*merci de cet abord |
|
violette le mardi 15 septembre 2015, à 16:56 Réponses
A ceux qui s’étonnent de ce que la créativité trouve en la douleur sa vivifiante beauté
Eh quoi ! Trouveriez-vous à ce point anormal
Qu’un auteur épanchât son cœur en encre noire ?
Moi, je serais fâché qu’il me le chantât mal
Or, s’il m’enchante bien j’aime son exutoire !
Aucun sujet, jamais, n’est étranger à l’art
Quand la nécessité de s’exprimer s’impose ;
Mais il faut rejeter l’artifice d’un fard
Qui masquerait la vie en la peignant en rose.
Qu’il rime ce qu’il aime ou qui lui fait tourment,
A son gré ! Seul importe au Poète de dire
Et puis, s’il le dit bien, quoi qu’il dise vraiment,
Quiconque n’a le droit de mépriser sa lyre !
C’est au fond de son « moi » que puise un créateur
Que l’expressivité retient seule en survie ;
Et si de la souffrance il a fait le moteur
Bellement de son art, je la prends en envie !
J’aime les mots flambants et les traits pleins d’ardeur,
L’esprit qui se révolte en un corps qui s’attriste ;
J’aime toute beauté qui n’a plus d’impudeur
Que le nu sublimé par la main de l’artiste.
Moi-même, en écrivant, n’ai-je porté mes pas
En cette poésie ? Et j’en sais le courage
Qui peut se résumer par « en avoir ou pas »…
Or, j’eusse voulu bien en avoir davantage !
Jamais des vieux clichés le goût ne m’a séduit,
Qui gomment telle audace, arrondissent tel angle,
Quand l’Art, a dit Rouault, est « un cri dans la nuit,
Un sanglot qui s’étouffe, un rire qui s’étrangle » !
Alors, quel morne esprit saurait, au demeurant,
Préférer le banal à la grandeur fertile :
Domergue à Picasso, Saint-Aubin à Rembrandt ?
Peut-on sacrifier Rimbaud à du Delille ?
Ainsi me serait-il une insigne faveur
De dégorger ma vie en un style admirable
Et je cracherais bien mes tripes et mon cœur
Si j’avais ce talent de force formidable !
« Nul n’ignore que la poésie est une solitude effrayante, une malédiction de naissance, une maladie de l’âme ». (Jean Cocteau)
« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » (Alfred de Musset)
« Boucher, c’est gai mais mauvais ;
Rembrandt, c’est triste mais beau ;
Le Grand art n’a jamais fait rire ».
(Bernard Buffet)
Réponses
A ceux qui s’étonnent de ce que la créativité trouve en la douleur sa vivifiante beauté
Eh quoi ! Trouveriez-vous à ce point anormal
Qu’un auteur épanchât son cœur en encre noire ?
Moi, je serais fâché qu’il me le chantât mal
Or, s’il m’enchante bien j’aime son exutoire !
Aucun sujet, jamais, n’est étranger à l’art
Quand la nécessité de s’exprimer s’impose ;
Mais il faut rejeter l’artifice d’un fard
Qui masquerait la vie en la peignant en rose.
Qu’il rime ce qu’il aime ou qui lui fait tourment,
A son gré ! Seul importe au Poète de dire
Et puis, s’il le dit bien, quoi qu’il dise vraiment,
Quiconque n’a le droit de mépriser sa lyre !
C’est au fond de son « moi » que puise un créateur
Que l’expressivité retient seule en survie ;
Et si de la souffrance il a fait le moteur
Bellement de son art, je la prends en envie !
J’aime les mots flambants et les traits pleins d’ardeur,
L’esprit qui se révolte en un corps qui s’attriste ;
J’aime toute beauté qui n’a plus d’impudeur
Que le nu sublimé par la main de l’artiste.
Moi-même, en écrivant, n’ai-je porté mes pas
En cette poésie ? Et j’en sais le courage
Qui peut se résumer par « en avoir ou pas »…
Or, j’eusse voulu bien en avoir davantage !
Jamais des vieux clichés le goût ne m’a séduit,
Qui gomment telle audace, arrondissent tel angle,
Quand l’Art, a dit Rouault, est « un cri dans la nuit,
Un sanglot qui s’étouffe, un rire qui s’étrangle » !
Alors, quel morne esprit saurait, au demeurant,
Préférer le banal à la grandeur fertile :
Domergue à Picasso, Saint-Aubin à Rembrandt ?
Peut-on sacrifier Rimbaud à du Delille ?
Ainsi me serait-il une insigne faveur
De dégorger ma vie en un style admirable
Et je cracherais bien mes tripes et mon cœur
Si j’avais ce talent de force formidable !
« Nul n’ignore que la poésie est une solitude effrayante, une malédiction de naissance, une maladie de l’âme ». (Jean Cocteau)
« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » (Alfred de Musset)
« Boucher, c’est gai mais mauvais ;
Rembrandt, c’est triste mais beau ;
Le Grand art n’a jamais fait rire ».
(Bernard Buffet)
|
|
violette le mardi 15 septembre 2015, à 17:01 pardon si vous voulez bien effacer ce malencontreux doublon ? merci
dommage que l'on ne puisse se corriger soi-même |
|
Sandou70 le mardi 15 septembre 2015, à 17:10 Permettez moi de laisser ce doublon car il a sa place. Félicitez votre ami pour cet écrit en toute beauté et puissance. Je n'ai pas ce talent pour dire les choses je fais juste quelques proses qui en effet viennent de mon cœur. Mon écriture est rythmé par mon expérience et rien d'autre. Je ne sais pas si ce que je dis est si bien dit, ca à juste le mérite d'être authentique sans strass ni paillette.
Merci pour votre commentaire et d'avoir partagé le poème de votre ami.
Amitiés Sandou |
|
violette le mardi 15 septembre 2015, à 20:00 j'aime la simplicité et le naturel
ce que vous dites est parfait
je voulais juste vous appuyer
amitié |
|
harmosava le mardi 15 septembre 2015, à 20:10 triste réalité, parfois on ne demande qu'à exister, exprimer!! droit à la parole. |
|
domidom le mardi 15 septembre 2015, à 22:06 Nous vivons dans un monde cruel chère Sandou, quelquefois, mieux vaut se taire que parler de ses problèmes, trop souvent on ne vous écoute pas, et la cerise sur le gâteau, on se moque de vos histoires, alors, mieux vaut rester secrète....
Amicalement, Domie... |
|
sandou70 le jeudi 22 octobre 2015, à 15:41 Merci Violette, Barmosava et Domie pour vos commentaires en effet il vaut mieux parfois se taire, mais si tout le monde fait cela alors plus personne n'aurait plus rien à dire ou même à écrire. Et celle ou celui qui se moque que grand bien lui fasse, peut être sont ils des épargnés de la vie, la question pour combien de temps car je ne sais pas si on peut exiter sans être intouchable.
Toutes mes amitiés. |
|
|