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J’me suis baladé à Djerba,
J’y vois mes amis de là-bas,
On ne se prend pas la tête,
J’suis invité à toutes les fêtes.
Sous un arbre centenaire,
Avec mon pote, pas de colère,
On n’comprend pas les barbelés,
Là-bas j’suis l’ami, pas l’émigré.
L’matin c’est terrasse à l’ombre,
Les Djerbiens sont en nombre,
Normal c’est leur pays, leur bled.
Mourad comme dab c’est chicha,
Moi c’est un bon, un vrai Kawa,
Entre nous, y a pas de barbelés.
J’entends hurler, je m’suis retourné,
C’est la partie de dominos perdue !
J’repart , je plonge dans la rue.
J’retrouve mon pote le taxi,
On va ou ? j’lui dis direction Paris,
Il m’dit que j’ sui fou, c’est ici ta vie.
Entre nous, y a pas de barbelés !
Ainsi va la vie
charlesp
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