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A travers les cieux physique, comme deux astres vierges,
Nous forgeons dans l’étreinte, une amante constellation.
Dans la cire de la chambre nous modulons la passion,
Et de flammes affamées nous consumons nos deux cierges.
Nos formes terrestres s’ouvrent et dénudent leurs langages,
En retrouvant les latitudes de cette autre dimension,
Lorsque l’amour fauche le plaisir d’une large moisson,
Quand nous libérons de nos guitares, des mesures sauvages.
Dehors, le jour alors, se décline dans les humeurs de la ville,
Et si le temps est une fortune que le destin distille,
Lors d’un instant long et pur, nous faisons vibrer l’air.
Et puis l’ivresse explose enfin, en sa brute apogée,
Faisant éclore dans nos souffles, cette lourdeur primaire,
Et s’échapper nos âmes, devers des landes de fumées…
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