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Et puis je sais qu’il faut chanter pour raconter la lune,
Alors que tant d’artistes déjà ont affirmés les astres.
En ton amour j’ai transpiré de cette mystique allégresse,
Et ces pages de livre, qui s’ouvrirent pour nôtre légende.
Comprends que je traverse ainsi le miroir des songes,
Pour chasser comme Alice des dragons de Cocagne,
J’ai ce costume tu sais qui pèse sur mes mouvements,
Et il y a tant de distance et de froide saveurs.
Pour moi, le dehors se déploie sous une étrange matrice,
Et la logique du temps y est une inconstante mathématique,
Et parfois en doutant des chiffres, je défait nôtre nombre.
Mais comme un satellite je tiens la main de ta planète,
Entre les pôles de nos deux êtres il y a cette ligne intime,
Et cette frontière éparse, que le baiser franchit d‘un bond…
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