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Le monde ment à ceux qui lui mentent
Et qui lui mettent des brins de menthe
Sous le nez afin de pouvoir se cacher
Derrière un brin de parfum sucré
Le monde n'est pas l'ennemi de celui
Qui voit en lui un berceau de poésie
Les artistes glissent sur le sens des mots,
Sur le sens des images
Sur le sens du beau
Sot est l'homme qui ne voit pas les pas des
Autres hommes, qui n'a pas d'idées ni de
Rêves, en somme, qui veut le déni, loin d'un idéal
Il n'est ni Homme ni animal
Ivre est l'homme, qui fuit la vie et rit des
Rides de l'autre qui lui peine à survivre
Délire t-il pour croire que l'ivresse le délivre
Alors qu'elle ne fait que livrer
Le cœur des prisonniers
A une plus profonde douleur ?
Cette douleur, je la vois dans les yeux de l'Homme
Qui voit l'autre Homme comme un autre
Et qui voit son Monde comme un monde
Oh, cette douleur est dans le regard de l'Homme
Qui combat contre son ombre en vain,
Et qui pense pourtant en tirer un gain
Voyez le regard de l'Homme qui se saigne
Oh, voyez le regard triste de l'Homme qui se saigne
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