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Au lecteur. Le français est volontairement parfois approximatif.
Et les tournures de phrase tout aussi volontairement maladroites.
L'ambiance est celle d'une veillée au coin du feu.
Le conteur commence par le refrain qui sera repris ensuite
après chaque couplet (deux lignes seulement ) par l'assistance
Refrain
Oyez les amants, les amantes,
Le triste amour du vent qui vente.
Couplets
Venez, faiSEZ cercle alentour.
Voici Z une chanson d'amour.
Un marin revenait de guerre
Qu'il avait faite à l'Angleterre.
Passant devant la Tour du Vent
Il entendit pleurer dedans.
Qui z'êtes vous qui tant pleurez.
Etes-vous folle ou condamnée?
Je suis princesse en mes atours.
En prison sise pour toujours.
Toujours ! Dame c'est un peu trop !
Je m'en vas grimper tout là-haut.
Tenez, prenez pour vous aider
La fleur d'amour de mon rosier.
Une rose rouge pareill'
Au ciel couchant par grand soleil.
Tombe à ses pieds d'un coup de vent
Il la ramasse en s'inclinant.
N'a pas de mal à s'en hisser,
Lui le plus hardi des gabiers.
Arrive au sommet de la tour
Et s'apprête à voir ses amours.
Là point de gentille princess'
Mais le Dialoud * faisant sa mess'.
Le marin nul ne l'a revu
Mais on ouït un grand rir' cornu.
Ah ! Méfiez-vous jeunes amants
De la Tour et des tours du vent.
Sur la grève une vague boug'.
Au noyé mort, la rose roug'.
Couleur de sang, soufre et safran.
Une épine est au coeur dedans.
Comme Satan, le sang, le coeur,
La rose aussi est rouge fleur.
Qui saura la cueillir vermeill'
D'amour connaîtra la merveill'.
Et mieux vaut l'amour que la guerr'
De France, Prusse et d'Angleterr'.
Triste amour et triste chanson
Et triste temps que nous vivons.
Dialoud (le Diable en breton)
Paroles et musique de René SAUVAGET
Tous droits réservés.
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