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A quelle solitude, ou bien quel crépuscule
Dois-je ce long fil d'or scintillant de soleil
J'écris de l'aube au soir quand la lyre me brûle
Sans jamais me lasser par les nuits sans sommeil
Dés que le feu de l'aube inonde ma pensée
A l'instant fortuné, j'alouette mon cœur
De quelques gazouillis à travers la ramée
Où ceint par les iris, j'écume le bonheur
Si je cueille du thym en rêvant aux grands maîtres
Me voici sur les monts aux vestales lueurs
Si le hibou me parle en la forêt de hêtres
Prés d'un vert églantier, j'accorde mes douleurs
Parfois les mots ardents, retombent en cascades
Jaillissent sur mon front comme un coffre plein d'or
Pareil au ruisseau bleu des rossignols nomades
Je retrouve le nid celui de mon trésor
Au soleil couchant, j'admire les étoiles
Et mon regard ému vers les confins du jour
Repose tendrement sur la beauté des voiles
Jusqu'à l'heure où le soir drape ma soif d'amour
Suivant le rite ancien, je verse dans mon vase
Mes songes tout entiers, mes rêves tels qu'ils sont
Jusqu'aux mots éperdus, reflétant le topaze
Je grave mon passage avec un blanc frisson
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