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Et toi ma femme du nord, tu viens comme un rayon!
Percer les humeurs grise, du ciel, en mon être fatigué.
Alors que ces êtres ennemis, m’assaillent de froides déclarations,
Ta voix me souffle la force, de tant de chauds alliés.
Quand ils bâtissent la nuit pour y cloitrer mon nom,
En souillant de leur haine, les fleurs de ma pensée.
Ils veulent d’une sorte exil, me rendre Bellérophon,
Et que du coffre amour, je perde aussi la clef.
Mais sur tes lèvres je rejoins le refuge des amants!
Car tu couve dedans tes bras la large étreinte de l’aurore,
Qu’ils ne peuvent défaire, grimés en monstres de tourments.
Oui, la société impose ses lois sur les âmes au dehors,
Mais nous sculptons avec nos cœurs ce livre aérien,
Pendant que lourds d’insultes, ils s’abîment dans le rien
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