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Les vapeurs d’Ether rôdent, dedans le ciel de la maison,
Et mes pensées s’amenuisent, étreinte par le sommeil.
Dans une ultime conscience j’embrasse la lumière,
Avant que les ombres lourdes, ne m’emporte dans le noir.
Et puis, quand le théâtre nocturne libère ses idoles,
Lorsque le silence pur te reflète sur ses eaux,
Je sais, que dedans ton autre monde comme Ichigo,
Les blessures du passé, te matérialisent la pluie.
La société inocule son virus jusque dedans nos rêves,
Mais entre nous la passion brûle comme un encens,
Et dessous le dôme gris, nous suspendons un soleil.
Entre nos deux continents il y a cette passerelle d’âme,
Et si tes heures tremblent dans les fraîcheurs célestes,
Tu peux rejoindre ma nuit, où chantent nos astres chauds!…
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