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Non, ce n’est pas le lac de Lamartine
Ce miroir où le ciel mire son gris
En reflets aciérés et l’on devine
L’hiver proche aux jours courts et assombris.
Pas un souffle de vent, pas une ride,
Ne vient troubler l’espace uni des eaux,
Il semblerait que Thor reste impavide,
Trop confiant peut-être en ses marteaux.
Quand le froid sera là, fort et tenace,
Les falaises prendront leurs habits blancs,
les fjords seront figés en mers de glace
Et tout s’endormira jusqu’au printemps.
On raconte l’histoire – ou la légende -
Que l’on peut voir alors un vilain troll
Fourgonner sur les bords des lochs d’Islande
Au moment où Freyja* prend son envol.
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*Freyja est une figure de la mythologie scandinave parfois comparée à Vénus.
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