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A l'enterrement d'une feuille morte,
J'ai rencontré un beau matin,
Mes pauvres mots, en quelque sorte,
Noyés dans un flot de chagrin.
Ma jolie plume de noir, vêtue,
Avait caché ses jolis yeux,
A peine si je l'ai reconnue,
Tant son coeur était malheureux.
Mes rimes chantaient une litanie,
Que seuls les vers reconnaissaient,
Ma prose elle-même pleurait d'ennui,
En se prenant pour un sonnet.
Tout ce petit monde perdu,
Dans son chagrin, n'avait pas vu,
Que mon coeur lui aussi mourait,
Avec tristesse, avec regrets.
Alors j'ai décidé ce soir,
Pour eux, de tout recommencer,
Aussi je vais vous dire Bonsoir,
Ma plume m'attend dans l'encrier......
Marie-Rose
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