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Je change de trottoir,
Devant l’homme en noir,
Se délectant de notre sang,
Enrôlant nos propres enfants.
Je change de trottoir,
Devant ces présidents,
Broyant la vie des dissidents,
Contestants leur licenciements.
Je change de trottoir,
Devant le voyou truand,
Volant, tuant, pillant,
Les pauvres innocents.
Je ne change pas de trottoi,r
Devant tous ces dissidents,
Broyés pars l’argent si puissant,
Inconnus de leurs dirigeants.
Je ne change pas de trottoir,
Devant tous ces mendiants,
Ignorés de la foule se pressant,
Oubliés de la vie devenus gênants.
Ainsi va la vie
charlesp
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