|
Parade et Dissimulation.
…..Parade et Dissimulation conjointes incessamment, se poursuivent et s'échangent, L'Une l'Autre, l'Une en l'Autre, Silence, Fureur des Mondes, Formes étranges des Êtres et des Choses, s'assemblent, désassemblent, s'inclinent vers les Limons et les Sables d'Oubli, à jamais Occultés. Fureur sacrée, subreptice des Mondes, Douceur et Violence mêlées pour l'Accueil des Espaces rompus, déchirés, Mondes en gestation, Mondes en éclosion, Mondes en défection, un Rythme bat qui monte et qui décline, Contours, Couleurs, Textures selon l'Allant, la Ronde des Matières, selon les Provenances inscrutables et les Achèvements.....
Parade et Dissimulation nous habitent et nous hantent. Ô Venues projetées en Présence qui retiennent en elles le Filigrane du Placenta de leur Naissance ! L'Insu de Leur Eloignement de l'Initial qui toujours les traverse, l'Insu qui les creuse d'Absence Et d'Interrogation ! Et le Mutisme de la Terre les alourdit de sa Massivité, du Taciturne qui ne les quitte pas.La Terre qui les dispose, l'Espace qui les expose et la Chair les compose du Mystère de Vivification, de Meurtrissure et de Périr ! La Chair Qui les habille d'irréversible Nudité, de Jours rapides et de Souffrance ! Ô Parade, Ô Dissimulation, incompréhensible Forçage !.....
Voici selon les Rythmes et les Durées, le Commun du Forçage dont l'Essence enjoint Les Êtres et les Choses de venir, de séjourner et de passer. Voici les Multitudes, les Multiplicités qui tournent et passent sur les Spirales de leurs Axes dans le Décentrement premier ! Accrétions et Rencontres, Accouplements gigantesques et Infimes, Sphères et Lignes heurtées, Géométries, Difformités, Tourbillons noirs, Ô Gouffres et Prairies!Plaines heureuses, Dentelures des Montagnes, Cathédrales Baroques des Arbres et des Siècles ! Danses d'Eau et de Roche !
Parlent en Nous, l'Âge et l'Outrage dans l'Urgence du Vivre, ce Devoir peu lisible de Voir et Lire les Mythes et les Songes, Parade et Dissimulation,un Regard de Folie et De Raison sur l'Essaimage des Singularités qui nous traversent depuis le plus Ancien, Et qui reviennent au plus Nouveau,toujours en Différences, Jeu du Montrer et du Cacher, un Tombeau clos dans la Pénombre lyrique d'un calme Paysage matinal et Dont nous déchiffrons les Signes dans la Pierre d'un Doigt fébrile.....Un Savoir Ignorant enveloppe nos Vies d'étrange Etrangeté et couvre nos Visages du Linge Blême de qui s'étonne, de qui décline dans le Jour, Tête penchée sur l'Inachèvement De tout Parler, de toute Traduction......
Je songe à la Beauté changeante de la Parade d'Être, à l'Enigme des Dissimulations, Ils sont ici la Splendeur et l'Outrage, le Sens et l'Insensé, le Dehors et l'Abri, la Raucité et la Douceur des Voix, j'entends les Chants échevelés du Cortège bachique, La tendre Invitation du Jour apollinien.....Ils nous appellent,l'Un et l'Autre, alternés, Altérés, les Chants jumeaux qui luttent et s'embrassent à même le Manifesté, à même L'Enormité du Rien et du Secret.....
|