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Je ne veux pas dormir dans un vieux jardin clos,
En dessous d'une pierre au reflet noir et rose,
Ni même devenir un autel pour sanglots
Où se fane le soir une improbable rose.
Trop de beauté m'inonde à l'heure du déclin,
Le flambeau d'or des foins, le cœur de l'ancolie,
Je ne puis me résoudre à cet âpre ravin
Envahit par les croix et la mélancolie,
Je préfère un soupir de mélèze bien sec,
L'insondable soleil de la cendre étoilée,
Comme les astres fous je veux finir avec
Une flamme en plein cœur, avoir l'âme damnée.
Quand viendra le moment de la métamorphose,
S'il n'est plus rien de moi, que ce vase cuivré,
Marc mon unique amour, je demande une chose
Quand le soleil caresse en plein cœur de l'été
Les ondoyants blés mûrs, que chante le feuillage,
Prend le sentier pierreux ombré par les fusains
Et va par la nature, écoute le ramage
Sous la splendeur du ciel, mon âme entre tes mains,
Au bercement du vent laisse choir l'éphémère
Que ma cendre paisible épouse chaque fleur,
Pareil à ces sainfoins au charme séculaire,
Je vivrai de parfum, de soleil, de liqueur.
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