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Ô pourquoi résister, pourquoi souffrir d’amour
Quand le divin archer de son trait te transperce ?
La plus sage raison se prend au nœud d’une erse,
Ta folle passion t’enferme à double tour
Et fait prendre à ton cœur un chemin sans retour.
J’ai revêtu, pour toi, l’habit de troubadour ;
Veux-tu que de mes mots, dès ce soir, je te berce ?
Lorsque j’arriverai, fais relever la herse,
Que je puisse monter au sommet de ta tour.
Ô pourquoi résister, pourquoi souffrir d’amour ?
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