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Dédicace.
Si ces mots cette "poésie", c’est que je l’ai vu, cru ce crane sous bandana, ce jour ou elle était là.
Et comme un appel, cet émoi pour elle… Était Myriam, paix à son âme.
n°52
Saint-Malo, le dimanche 08 juin 2014.
Partie première : Coup de l’âme.
Sur l’oreiller,
Mais c’était juré, devions-nous vieillir, qu’en semble,
Toujours espérer, et non souffrir, ma main tremble.
Là le regarder, ce crane luire, sur ta peau lisse,
Ma gorge serrée, mot dire, tous nos jours palissent.
Tu m'as demander, toi, est-ce que tu m’aimes encore ?
Et moi d’éluder, quoi, c’est que le même décor !
J’aurais dû parler, le devenir, ton candide,
Soudain tout crever, tout jaillir, mon cœur se vide.
Encore caresser, frémir, sur ton doux corps nu,
Encore embrasser, rougir, nous deux ingénues.
Encore le garder, sentir, le goût de ces lèvres,
Encore contempler, sourire, dans tes yeux mes rêves.
Ta main m’a donnée, la tenir, et tout est dit,
Tu t’en es allée, dire, le paradis t’a pris.
J'ai là déposé, souvenirs, du temps passé,
Nos alliances dorées, les unir, sur l’oreiller.
Patrice.
p57
n°53
Saint-Malo, le samedi 21 juin 2014.
Partie seconde ; Coup de l’âme.
Eden,
Mon cœur, quel est ce pays,
Cet ailleurs, cet infini ?
Est-ce un néant, est-ce un rêve,
Celui d’Adam, celui d’Ève ?
Sans couleur, sans oripeaux,
Ni de grands et ni de beaux.
Nulle valeur, de pauvres de riches,
De voleurs, là on ne triche.
Pierre et les Saints, prennent ta main,
Plus d’hier, plus de demain.
Le jour, c’est l’éternité,
Fait d’amour et de bonté.
Là même, sans bruit, sans souci,
Les gens t’aiment et te sourient.
Vois-tu cette si blanche lumière,
Devenu ange, est-ce le père ?
Etre entré dans ce tunnel,
Etre mené vers l’éternel.
Le voici, le merveilleux,
Qui te conduit, vers les cieux.
Ce chemin, oh oui, Amen,
Enfin, celui, de l’Eden !
Patrice.
p58
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