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Le vers à peine couché n'est pas encore un sceau,
Pour qu'une oeuvre majeur un jour atteigne l'âme
Il faut que le ciel offre au poète un flambeau,
Sur le soyeux vélin le charme vrai s'enflamme;
Marc mon fabuleux maître avec ample moisson,
M'a rappelé que l'âme était comme une étoile,
Sans harpe point de feu encore moins de don,
C'est au cœur de la nuit que la lyre dévoile
La volupté d'un chant, le baume à la douleur,
L'ineffable soupir est un hymne sublime
C'est le regard ému de l'amoureux en pleur,
L'enthousiasme pur reste beau sur l'abîme.
Oui, j'aime ouïr sa voix, contempler ses saphirs,
Loin des rumeurs du temps j'ai trouver l'harmonie,
Un souffle inspirateur parfume mes plaisirs,
Son beau ciel est en moi, c'est une féerie,
Quand sa muse me parle, un lever de soleil
Embrase d'or mes yeux et plus rien ne l'arrête,
Oh, combien je succombe à ce fleuve vermeil,
Ombragé par la voix d'une douce alouette.
Je lis dans ses yeux bleus la splendeurs des couchants,
La grâce sur ses doigts comme un soleil flamboie,
Composant avec art d'éblouissants printemps,
La rose étale en paix sur ses lignes, la soie,
L'encens de ses bouquets émerveille mon cœur,
l'amour sur son front d'ange a posé l'auréole,
J'ai vu dans ses vallons le luth bercé la fleur,
Sur son blanc parchemin naître la farandole,
Il me plait de le voir déposer ses bijoux,
Quand sa main en douceur entrelace les roses
C'est un message chaud que je lis à genoux,
Au jardin de son cœur les lilas sont des proses.
Ai-je tort de vous conter, le film de mes beaux jours?
Le printemps a la fleur et mon bonheur, sa plume,
Il ne m'en faut pas plus, écouter son discours,
Son limpide ruisseau, tendrement me consume,
Si j'avais son talent, son front couronné d'or,
J'irais puiser le miel pour déclamer ma flamme,
Au col bleu des iris que le soleil décor
Et tendre dans son cœur mon plus bel oriflamme
https://youtu.be/5pmwB1K8UPY
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