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Je m' assied sur le sable chaud
Contemplant la mer, si belle muse
Qui, inlassablement, vomi des coquillages par kilos
Et, de ses vagues, fait tomber les enfant qui s' amusent.
L' air marin fouette mon visage
Avec du sable, qui décolle à son passage
Laissant, un petit sillage
Que l' eau dévore avec rage.
Les châteaux s' effondrent
Avec la marée qui monte
Et qui ronge et qui sonde
La plage, ce monde.
En son sein, l' écume s' élève
Tel un immeuble immaculé
Qui voudrait toucher le ciel
De ses doigts salés.
Maintenant, il est l' heure de partir
De cet endroit de toute beauté
Et dans un dernier adieu solennel
J' embrasse du regard l' étendue bleutée.

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