JARDIN DE LUNE

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Nouvelle : SMILE (souriez, vous êtes en enfer)

le mardi 03 novembre 2015, à 07:32. Posté par Philip de Berg


    Piper Wilson s’ennuyait ferme depuis quelque temps. Pas le goût à grand-chose. Il passait ses heures solitaires à écouter distraitement les airs de country music qui tournaient en boucle sur KTST, 101.9, une des stations radio de l’Oklahoma, en compagnie de son meilleur copain Jack Daniels. La bouteille n’était jamais vide. Jack était un compagnon idéal. Un moyen de décrocher de la banalité quotidienne. La vie n’était pas particulièrement folichonne à Fairmont, dans le comté de Garfield. Un seul hôtel, un Best Western Inn, où l’on voyait quelques voyageurs de commerce faisant une halte avant d’emprunter le Cimarron Turnpike en direction de Tulsa ou de l’ouest de l’Arkansas.

    Pip était sheriff adjoint de ce trou paumé où il ne se passait jamais rien. A peine l’arrestation, l’hiver dernier d’une petite bande de malfaiteurs amateurs qui avaient dévalisé la fabrique de matelas Loyal Mattress Factory, la seule activité économique et viable de Fairmont.
    Pendant des années, Piper n’a vécu que pour son boulot. Une mission sacrée, au service de la Nation. Enfin, tout du moins au service du Garfield County. Ca limite l’ambition. Et puis les années ont passées. La fièvre sacerdotale s’est émoussée. Aujourd’hui, il ne reste plus pour l’officier de police que des tonnes de routine et d’ennui et son chat Kitty, un compagnon, un complice de sa profonde lassitude.

    A midi il s’est offert un de ces plaisirs qu’il affectionne le plus. Il n’était pas de service le matin, alors il a fait une petite virée à Enid, la plus grosse ville du comté et il s’est offert un déjeuner comme il les affectionne, au Rib City, ce restaurant où il aime aller s’empiffrer régulièrement. D’ailleurs, depuis quelque temps, Pip a pris un embonpoint certain. Aujourd’hui, il s’est offert un festin royal : un full rack, le plus grand, pas le Baby Back Ribs. Les travers de porc, il adore, servi avec une énorme pomme de terre au four remplie de crème, accompagné de pains à l’ail. Et au dessert, une toute aussi énorme portion de homemade Coconut Creampie, une tarte à la noix de coco fait maison qui le transporte au septième ciel.

    Le sheriff-adjoint Wilson est ainsi revenu au bureau, repus, mais soucieux, comme il l’est depuis quelques jours. Garrett, son supérieur, le sheriff en titre, l’observe du coin de l’œil, perplexe. Pip n’est plus le même depuis quelque temps. Ca a commencé semble-t-il dès après leur retour de l’Interstate Police Convention qui cette année se tenait à Oklahoma City, la capitale de l’Etat. Le congrès avait lieu dans la ville même où dix ans plus tôt un attentat avait détruit dans le centre, l’immeuble du gouvernement fédéral, en faisant plus de cent cinquante morts et des centaines de blessés. La population de l’Etat, tout comme le reste de l’Amérique avait été en état de choc.

    Dans le cadre de cette douloureuse commémoration, la manifestation avait été un succès, et de toute façon, les flics venus de tous les coins du pays étaient fiers et heureux de se retrouver en communauté d’idées et d’intérêts. La clôture de la Convention s’était terminée par une mémorable fiesta à laquelle Piper n’avait pas voulu participer. Il retrouverait le sheriff Wilson à son hôtel. En fait, le policier avait préféré errer en solitaire dans le Downtown, sans but particulier. Il se souvenait s’être arrêté au pied du Capitole, avoir diné ensuite au Spaghetti Warehouse, sur East Sheridan, un italien que lui avait conseillé un congressiste.

    Il était à la fois oppressé et fasciné par la ville. Fairmont n’avait beau être qu’à soixante-dix miles environ d’Oklahoma City, Pip y mettait cependant rarement les pieds.
    Ce qui s’est passé ensuite, ce soir-là, Pip n’en n’a qu’un souvenir distordu. Il avait atterri, après avoir marché un peu au hasard dans le minuscule Chinatown de la ville, de part et d’autre de la 23ème rue Nord-ouest. L’endroit n’avait jamais eu bonne réputation. Appelé Little Saïgon peu après la fin de la guerre du Vietnam, rebaptisé aujourd’hui administrativement Asia District, il régnait toujours dans ces rues, surtout la nuit, une faune interlope, alors que le quartier était accueillant dans la journée, loin des inimaginables activités nocturnes.

    En déambulant dans l’artère principale du petit Chinatown, délimité par seulement quelques blocs, l’attention de Pip avait été attirée par la façade toute de néons rouges d’un bar qui tenait enseigne dans une ruelle latérale. Il s’était senti soudain comme attiré contre sa volonté vers l’établissement dont le clignotement des néons rubis semblait lui intimer l’ordre d’entrer. Aujourd’hui encore, le flic ne se souvient plus comment il a franchi les portes de l’Anchor Bar. L’heure est avancée. Il ne pourrait dire combien de bières il a ingurgité. De la Lone Star, le Texas n’est pas bien loin. La musique vrille la cervelle, pénètre les moindres neurones. On a beau être dans l’Oklahoma, ici c’est la ville. La country music n’y a pas sa place. Enfin, pas dans ce lieu, tout du moins. Pip reste encore un peu. Ses affreuses migraines l’ont repris. Lui qui n’a jamais mal à la tête souffre le martyre depuis quelques jours. A l’intérieur de son crâne, c’est comme un tintamarre incessant. Il croit même entendre des ricanements qui s’insinuent par l’intérieur de ses tympans. Parfois, il a soudain terriblement chaud. Sa peau parait brûlante, alors qu’il sait qu’il n’a pas de fièvre, et qu’en ce début de l’automne, les températures ont vite fraîchies.
    Il y a une semaine, il a lu un article de vulgarisation dans le Reader’s Digest qui parlait des dérèglements sensoriels. C’est que, il lui semble respirer à intervalles de plus en plus rapprochés, comme une écœurante odeur de soufre, partout, dans la rue, dans sa maison, lorsqu’il se promène en lisière de la forêt. Il ira consulter à l’hôpital d’Enid, c’est promis.

    En attendant, les décibels qui se déversent dans la petite salle du bar, accentuent son mal de tête qui se charge maintenant d’une sorte d’angoisse diffuse.
    - « Encore une autre, chef ? » demande le barman à l’attention de Pip.
    Ce dernier, sorti de sa douloureuse rêverie, ne répond pas tout de suite. Les lumières du bar ont changé de couleur. Le bleu métallique des barres de néons a fait place à un éclairage rouge, une couleur sanguine appuyée. Tout est rouge, les murs, les tables, le comptoir et le liquide qui emplit les verres.
    Pip avise un long verre cocktail posé sur le comptoir, à sa gauche.
    - « Donnez-moi la même chose ! » demande-t-il au barman, sans réfléchir, ou plutôt, fasciné par ce liquide couleur rubis qui semble étinceler à la faveur du rayon d’un spot mobile.
    Pip transpire abondamment maintenant. Il porte le verre qu’on vient de lui apporter à ses lèvres et goûte le breuvage. Il va être malade c’est sûr, avec toute les bières qu’il a déjà bues. La boisson qu’il a commandée, sans véritable envie, a un goût étrange. Alors que le verre sort du fridge, le liquide parait brûlant. La première gorgée ressemble à du piment en fusion et il y a un arrière-goût qui fait penser à la salinité si particulière du sang. Le flic en a vu d’autre pourtant. Il ferme les yeux, s’abandonne.
    L’espace d’un instant, il y a comme un blanc. La musique semble s’être arrêtée. La foule aussi. Il ouvre les yeux et les referme. Tout, autour de lui, semble être comme dans un ralenti. L’espace d’un instant, Pip ressent une sorte de panique galopante.

    - « Ca déchire, hein ! C’est du best !» lui dit une voix qui vient de sa gauche.
    La fille. Il l’avait remarquée dès qu’il s’était dirigé vers le bar. Une grande fille mince, aux cheveux longs, très fins, noirs de geai. Elle était habillée en style gothique des pieds à la tête. Pour la première fois de la soirée, il la regarda de face. Un visage longiligne, un maquillage appuyé, pas vulgaire, qui lui donnait des airs de Vampirella. Elle lui souriait, mais il lui sembla qu’il y avait dans son sourire quelque chose d’ironique et de….compatissant à la fois. Ses lèvres étaient peintes en noir, ce qui accentuait l’ambiguïté de son sourire. - « Cheers ! » et elle fit tinter son verre contre le sien Elle se tenait à ses côtés, droite. Etait-elle familière des lieux ? Elle semblait à l’aise, en tout cas, dans le brouhaha, les décibels et les éclairages flamboyants. Ce n’était pas une pute, comme il aurait pu le penser un instant. D’ailleurs, il n’y avait aucune fille qui racolait dans l’établissement. Soudain, Pip sembla submergé d’une infinie tristesse, de ces vagues qui viennent de l’intérieur et qui en un rien de temps sont prêtes à vous faire chialer comme un gosse.
    Il était dans cet état, lorsqu’il eut l’impression de sentir une main d’une empathique tendresse qui lui pressait le bras. La fille ? Timide de nature, Pip regarda droit devant lui, en direction de la rangée de verres alignés derrière le bar.

    La musique un peu techno, un peu trash avait repris d’elle-même, mais il crût que la fille venait soudain de s’adresser à lui :
    -« Vous y êtes ! Vous êtes à la bonne place ».
    Un frisson violent parcouru l’échine de Pip et soudain, il se sentit glacé, comme si une sueur froide et malsaine courait le long de sa colonne vertébrale. Il tourna légèrement la tête vers la gauche, tout en regardant le mur du bar. A côté des verres, courait un grand miroir, reflétant en les amplifiant, les néons et les spots rouges dont l’éclat dansait une sarabande infernale au rythme de la musique. C’est alors qu’il la vit, dans le miroir. C’était bien la fille qui était à côté de lui. Son visage marquait un long ricanement accentué par une bouche démesurément large dont il ne lui sembla pas avoir remarqué la grandeur tout à l’heure. Au fond de ses yeux brillait un éclat insoutenable, comme il n’avait jamais vu. Comme des flammes. Et surtout, surtout, l’espace d’une fraction de seconde il crut voir dans la partie supérieure de son front, juste au-dessous des cheveux séparés par une longue raie, deux appendices, comme de petites cornes de chair (à suivre)

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 18 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 03 novembre 2015, à 07:35
Je cède au plaisir de poster des nouvelles. Ce récit, qui était l'ébauche d'un roman fantastique dont j'avais posté le début il y a longtemps, va devenir ainsi une nouvelle répartie sur 2 posts. Suite et fin demain ! Amitiés à tous et à tous. Philip
(www.mespoemes.net/philip.chevalier)

euphonie0 le mardi 03 novembre 2015, à 10:36
Oh la la pauvre Pit.
Tu as une sacré imagination Philip
Je suis rassurée car nous allons connaitre la suite et la fin du suplice de Pit.
J'imagine que je vais être bien surprise de la fin de ta nouvelle.
Elle ne dois pas être comme je le pense en ce moment.

Ouf la chaleur commence à me pénétrer.
Philip je retourne vite dasn le domaine des anges aux regards de paix.
Om Philip
Marie
mespoèmes.net/euphonie0

Loïc le mardi 03 novembre 2015, à 12:04
Je m'en souviens très bien. C'était exactement ce que tu avais déjà écrit : maintenant il va nous falloir enfin un dénouement !

L'imagination, comme le dit Marie, est bien là ; comme d'habitude, tu excelles dans l'ambiance. Tes descriptions minutieuses immergent complètement le lecteur. On verra donc plus tard si l'intrigue est au niveau de l'atmosphère ! (Pression, pression)

Un gros truc à relever quand même : à partir de "Ça déchire, hein !", tu passes de la narration au présent à la narration au passé, ce qui est on seulement littérairement infaisable (à moins qu'il s'agisse d'un flashback mais ce n'est pas le cas), mais en plus fait perdre à l'histoire l'impression d'immédiateté que tu entretenais depuis le début.

Et puis il y a une coquille (une !) : "Et puis les années ont passées", c'est "é" pas "ées".

Après, pour la symbolique, ça rappelle "From Dusk Till Dawn" de Tarantino, où de pauvres voyageurs se retrouvent dans un bar tenu par des vampires et construit sur une ancienne pyramide aztèque ensevelie ; c'est l'idée de la perdition et du danger des vices poussés trop loin. Tu joues avec le feu, tu te brûles !

On attend la fin !

http://www.mespoemes.net/cellox

domidom le mardi 03 novembre 2015, à 21:46
(Pour plus tard).....BISES, Domie

Stella le mardi 03 novembre 2015, à 23:11
Bonsoir Philip... oh ! la suite demain... sniff... sniff... on est en plein suspense... c'est l'action ... nous retiens... une attente angoissé de ce qui va se produire... j'attends la suite... avec une inquiétude très vive...
Tu excelles dans cette forme d'écrits... poster des nouvelles... est très dur... mais tu y mets tous les ingrédients... les détails ... pour retenir le lecteur...
Douce Nuit Alors ...
A Demain... Pour ... La SUITE ...
Bises vers Toi Philip.
Amitiés. Stella.
http://www.mespoemes.net/stella

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 04 novembre 2015, à 07:51
Pour MARIE (Euphonie)
Oui, oui, retourne dans le domaine des anges, car la fin de la nouvelle est effrayante. Tu la découvriras sans doute aujourd'hui. Mais je ne sais pas si tu vas être vraiment surprise par la fin. Car il faut être doué pour imaginer une chute surprenante dans une nouvelle. Et je dois dire que je ne le suis pas beaucoup creusé la cervelle ! Bisous, Marie, à très bientôt, "en vrai" ! Philip.

Pour STELLA :
Merci d'aimer le début de cette nouvelle. Et de m'avoir souhaité une "douce nuit", car le pauvre héros de ma nouvelle, Pip, lui a vraiment besoin de nuits douces. Mais moi, qui suis donc le créateur des personnages et de l'histoire, "même pas peur !", c'est normal (sourire). Eh bien tu vas découvrir la suite et fin.
Un détail : tout l'environnement, les lieux, les détails de l'histoire sont rigoureusement authentiques....sauf l'histoire, heureusement.
Amitiés et Bises, Nathalie. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

domidom le mercredi 04 novembre 2015, à 11:55
Affaire à suivre...
Chacun écrit à sa manière, et la tienne ne manque pas d'intérêt.... Moi, je suis une fan des dialogues, ce qui me manquent un peu dans ton texte, c'est malgré tout un thème à suspect et très captivant, et je vais de ce pas voir le final...
Bisous, Domie...

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 14:28
donc tu effaces mes coms ?

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 04 novembre 2015, à 14:58
Pour MARINE :
Bé non, tu as dû faire une fausse manip, car, pas une fois il n'y a eu un com sur cette partie de ma nouvelle de ta part.
En principe quand j'efface un com" c'est par erreur, en appuyant trop vite et par erreur sur "supprimer le com" au lieu de "lire le poème s'y rapportant". Je m'en aperçois en principe aussitôt et écris à mon commentateur pour m'excuser et lui demander de le réécrire.
APPAREMMENT je ne pense pas avoir effacé par inadvertance un de tes coms. Mais c'est possible. Bises et amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 15:04
Tout va mal pardon

marine le mercredi 04 novembre 2015, à 17:00
je suis fatiguée et mon ordinateur doit bugger ou ma tablette
je te prie de m'excuser
bisou

Stella le mercredi 04 novembre 2015, à 21:06
Bonsoir Philip, quand tu me réponds : "Un détail : tout l'environnement, les lieux, les détails de l'histoire sont rigoureusement authentiques...." je veux bien te croire... cela ce lis dans ta nouvelle !!!! mais hier soir il était trop tard pour aller vérifier tout les détails dans Google; comme cela me sembler tellement vrai et .... connaissant un petit peu maintenant ta façon d'écrire et surtout tes belles performances dans l'art de la Poésie... tu nous offres un beau chef d'œuvre rien que pour le plaisir des yeux... le plaisir de te lire... je vais aller voir si tu as poster la suite... Bises.
Nath'.

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 05 novembre 2015, à 08:22
Pour DOMIE (Domidom):
Oui, c'est vrai, il n'y a pas trop de dialogues dans ma nouvelle. Tout est concentré dans l'ambiance, ce qui fait que j'ai mis le paquet dans le descriptif. Mais, non seulement il y avait - c'est sa vocation première - des poèmes sur notre site, mais des écrits en prose, et des nouvelles. Ca permet de voir toute la diversité d'écriture que chacun peut avoir. Comme le dit Stella dans un autre com "ça permet de mieux connaître la personne" (à condition que l'on ait l'intuition de ne pas trop de tromper sur la personne !). Donc, tous ces styles différents, et avant tout dans les poèmes, c'est une richesse qui est un des ingrédients qui favorisent ces partages que nous aimons tant ! Bisous, Domie. Philip.

Pour STELLA :
Ben, il y a beaucoup de lieux que je décris dans ce que je poste que je connais. Bon, je ne connais pas la petite ville de Fairmont, dans le comté de Garfield, mais je peux te dire qu'elle ressemble trait pour trait à de petites bourgades où j'ai mis les pieds ou bien, où j'ai des amis. Mais, un exemple, la fabrique de matelas Loyal Matress existe bien et est sur le déclin, et les menus des Rib City, restaurants disséminés aux Etats-Unis est le vrai menu....je m'y régale souvent en mangeant ces plats ! KTST est aussi une des stations de radio FM d'Oklahoma City. On peut l'écouter sans problème. Etc, etc...
Ca rend crédible ce qui doit être crédible dans l'histoire !!!!!
A bientôt. Bises et amitiés. Philip.

Pour MARINE : pas grave du tout !
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Stella le jeudi 05 novembre 2015, à 22:31
Tu as beaucoup voyagé ?... Merci de nous faire partager ces moments... où tu es passé... Tu nous emmènes où pour ton prochain voyage ???...

Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 06 novembre 2015, à 06:15
Pour STELLA : ben, j'ai la chance de pouvoir voyager dans le monde entier. Et comme j'aime écrire et faire partager et regarder les humains vivres sous toutes les latitudes, mes yeux se repaissent du monde ! Prochain voyage poétique ? Je ne sais pas encore. Ce que je sais c'est que mes pas vont me conduire la semaine prochaine, presque toute la semaine en Hollande. Peut-être des choses à décrire en poésie ! Amitiés, Nathalie.
Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

cerise le lundi 09 novembre 2015, à 21:48
Coucou Philip...
Ça y est j y suis et je m y suis replongé avec plaisir, d autant plus que je vais enfin connaître la fin...sourire.
Les fins même...
J ai juste remarqué une petite confusion il me semble, dans les noms au niveau du 5 paragraphe...n'est ce pas ?
A demain pour la suite...sourire
Bisou bisou
Béatrice

scorpionne le jeudi 14 juin 2018, à 11:20

Ayant lu les trois premiers chapitres, je cherchais la suite parmi tes écrits et je tombe sur les trois chapitres réunis (sourire). Je file lire la fin.
Bien amicalement,
Jocelyne

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 15 juin 2018, à 08:37
Pour JOCELYNE :
Toujours heureux que tu aies aimé cette nouvelle.
Et toujours mon souci d'exactitude.
Comme j'ai la chance de beaucoup voyager un peu partout aux Etat-Unis, même les petites bourgades restent dans ma mémoire (surtout que je fais des centaines de photos).
Je suis ainsi passé dans la petite ville de Fairmont, où il existe bien une Loyal Matress Factory, une fabrique de matelas et le Chinatown d'Oklahoma City est tel que décrit.
Amicalement. Philip.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet