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L'âme mobile se meut dans la pénombre
Dans la nuit elle se transforme, vers le jour elle retourne
Et retrouve la pureté originelle
Dans les profondeurs où il n'y a personne
Lorsque l'âme est bonne
Elle se tourne vers le ciel
L'âme, comme un flot discontinu
Continue à suivre les sillons du coeur
Elle le suit parfois dans des mirages
Mais dans les naufrages elle le fuit
C'est cet esprit mis à distance du corps,
Ce combat qui commence dès l'aurore
Âme ! Semblable à l'invisible,
Tu n'es visible que par ceux qui voient avec le coeur
Tu n'es qu'un souffle d'humanité qui parfois se tait
Quand le coeur cède aux armes
La douceur de tant d'âmes s'est perdue dans le sang,
Dans la mer où l'âme des combattants a fait naufrage
Âme ! Tu n'es pas dans les yeux de ceux
Qui versent le sang au nom d'un prétendu Dieu
Mais quel mal est au bout de leurs lames,
Quels maux pourraient faire couler leurs larmes
Quelle ombre a empiété sur leur être
Eux que l'on appelle encore "êtres humains" ?
L'âme immobile se meurt dans la pénombre
De la nuit elle prend la forme, du jour elle se détourne
Et retourne vers le péché originel
Mais dans les décombres où il n'y a personne
Lorsqu'on l'abandonne
L'âme baigne dans la haine
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