|
Lady marchait d'un pas pressé
Vers des horizons qu'elle connaissait déjà
Elle avait en tête bien des projets,
Bien des rêves à toucher du doigt
C'est remplie d'idées d'avenir que Lady marchait
Que faire, pourquoi faire, que faire de tous ces tracas
Ses pas étaient remplis de tourments, de prévisions
Et Lady marchait droit ; elle ne vacillait pas
Elle martelait la terre dans sa hâte sans sentir le vent,
Ni entendre les bruits environnants
Elle faisait abstraction de la vie dans sa détermination à tout vivre
Le présent lui était volé par sa volonté d'arriver à temps
Elle était prisonnière, il fallait la délivrer
Mais qui a délivré Lady qui courait vers l'avenir
Vers le Destin, vers ce qui n'existe pas encore mais qui sera demain ?
Qui a déplié les grandes voiles de son navire pour la faire ralentir
Et lui dire :
"Tu cours vite mais tu n'iras pas loin"
Qui a levé le voile devant ses yeux pour lui faire voir le chemin ?
C'est à cet instant que le monde s'est dévoilé à Lady,
A cet instant qu'elle a vu la voie lisse
A cet instant qu'elle a mis les voiles pour s'en détourner
Le vent a fait vaciller Lady et elle a pu sentir la terre sous ses pieds,
Sur le chemin elle a découvert des arbres et des rosiers
Elle s'est demandée pourquoi elle se pressait; pourquoi sa vie n'était qu'une direction,
Une ambition, une perpétuelle illusion.
"Comme le monde est beau quand il n'est que ce qu'il est
Quand je fais partie de ce qu'il est quand il est,
Quand je ne suis pas ce que je serai.
Les passants, tous ces gens pressés,
Voient la beauté du monde passer
Mais la beauté du monde est ;
C'est que, les passant "seront" toujours
Mais ne sauront jamais."
|