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Les amants éloignés alors n’ont plus qu’un seul destin,
Celui de revenir, là où débuta le baiser.
Comme s’ils remontaient le fleuve jusqu’à la source,
Ou comme s’ils parcouraient, leur livre dans l’autre sens.
J’ai tant connu le jour sous des heures éparses,
Avant que ton soleil ne jette son sel sur mes yeux,
Là, c’est toute l’apesanteur de la distance qui se déploie,
Et le syndrome du manque, vient enlacer mon âme.
Nous avons choisis d’être la feuille et le crayon,
Et de forger la traduction de notre histoire,
Dans les saveurs brutes et narcotiques des mots véritables.
Ainsi, lorsque dehors le monde vibre de sa musique,
Il plane dedans la maison, des volutes de silence,
Après le crépuscule, et avant l’aurore d’amour…
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