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Que de fois au printemps, à la chute du jour
La beauté du Morvan m'a tenue en haleine
J'allais rêvant ainsi, parcourant le domaine
Mon regard curieux recueillait à l'entour
Parmi les églantiers le plus intime amour
Seule, au gré du zéphyr que la douceur promène
j'écoutais le pinson gazouiller dans un chêne
Tourné vers sa femelle il lui faisait la cour
Entre le crépuscule et l'heure solitaire
Un air plein de parfum remontait de la terre
Mai, le grand magicien, m'ouvrait son livre d'or
Cachée en mon berceau sous mes draps de feuillage
Je lisais Lamartine en buvant chaque page
Sa plume en mon esprit devenait bouton-d'or
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