Loïc le dimanche 08 novembre 2015, à 03:06 Entre autres, "radeau de verre", c'est bien vu. Quant aux illusions, tu sais qu'il reste encore à prouver qu'on peut utiliser ce terme ; mais bien sûr, "échéances retardées", ça n'aurait pas été très poétique. Et "affranchie", ça viendra, c'est juste une question de temps, de planification, et de stratégie... tu sais combien j'aime ce mot, qui est bien plus intéressant qu' "espoir", par exemple, qui reflète juste une attente de quelque chose sur laquelle on n'a pas de prise. Alors que tu en as une.
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox
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cerise le dimanche 08 novembre 2015, à 09:48 Coucou Lola,
Un partage intime où l on ressent toute la froideur, la douleur et la désillusion qu une mère peut ressentir quand l'incompréhension et la distance s installe entre elle et ses enfants.
Merci pour ce poème délicat et sensible.
Bisous bisous et bon dimanche à toi surtout.
Béatrice
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Claude le dimanche 08 novembre 2015, à 10:40 je ne pense pas que ce soit le réchauffement climatique qui t' ai inspiré ce poèmes, derrière cette "cristallisation ", il y a en effet autre chose de moins superficiel que ce que les voyantes découvrent dans leur boule de cristal.
La tienne contient plus de choses interessantes qui nous permet de voir à la fois, le passé mais aussi le futur en passant de l' enfantement au deuil puisque de toute façon notre vie on le sait un jour doit se donner la mort
De nombreuses phrases dans ton texte mènent à ce cheminement irréversible.
Les filets qui repoussent l' abyssal hiver.....la chair meurtrie mais pourtant coupable ( et la sentence de cette culpabilité est terrible )
D' avoir enfanté et d' y avoir cru ( c' est juste tout ça, quand on enfante, on se berce d' illusions je pense )
et ce deuil d' être désapprouvée ( ce voile noir en effet qui portera toujours le deuil de notre existence.
J' ai bien aimé aussi les commentaires de Cerise et Loïc surtout lorsqu' il dit que l' espoir n' est qu' une attente de quelque chose sur laquelle on n' a pas de prise.
Sincèrement à toi
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Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 08 novembre 2015, à 11:00 «Ô, Mère, tu enfantas un jour,
Et l’instant de douleur et de bonheur à la fois,
Est gravé à jamais. Il vit et ne meurt jamais.
Quand la chair est meurtrie, l’âme l’est plus encore.
Mais l’espérance, oh oui, ce mot est parfois grimaçant,
Est avant tout celle de ce pas que chaque seconde
L’on fait, avec ce cœur qui cogne, ce cri qui voudrait
Un jour être douceur, ces larmes qui voudraient enfin
N’avoir jamais existé.
Ô, Mère, Femme, âme enfantée de Dieu
Il n’est de deuil que le véritable oubli, celui
Fait de néant quand la moindre parcelle de
Notre pauvre moi a banni son mérite d’exister
Le court instant d’une vie.
Ô mon amie, tes matins se lèveront encore,
Scrute le Ciel, chaque seconde.
Et, comme ces rêves d’aurores boréales,
Comme le mauve qui borde parfois tes rêves,
Comme la chaleur de l’ambre,
Un soir, un demain, tu ne seras plus coupable,
Et tu seras aimée. »
Avec toute ma profonde amitié, Lola.
Paroles d’un ami, prière d’un frère. PHILIP
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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domi/amimots le dimanche 08 novembre 2015, à 11:14 oh Lola... cet anniversaire t'aurait-il donné le blues ? beaucoup de subtilité pour dire ce ressenti, ah comme je dis toujours, les relations mère/fille (ou fils bien sûr)...!
merci pour ce beau texte, un vrai chemin de vie : "faire le deuil d'être désapprouvée".....
bisous !
domi/amimots |
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domi/amimots le dimanche 08 novembre 2015, à 11:16 Philip ton texte est magnifique, et tendre..... |
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imparfait le dimanche 08 novembre 2015, à 11:24 Coucou Miss,
J'aime beaucoup aussi ce radeau de verre si fragile que la plus petite houle pourrait pousser et le fracasser sur les rochers de la désillusion...
Cette goutte qui se cristallise et comme cette larme que le sel fini par blanchir afin qu'elle ne coule plus le long de se corps meurtri par la douleur physique et moral d'un enfantement qui, un jour, tourne le dos au ventre qui l'a aimé, nourrit, réchauffé... et quand cet enfant enfantera à son tour alors il se souviendra et il reviendra serrer cette mère qu'il aime.
Gros bisous du coeur ma Lola que j'aime |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 08 novembre 2015, à 12:26 Pour DOMI :
Domi, mais la tendresse d'une mère est évidence, vitale, indiscutable, la plus belle chose qui soit pour la femme qui est aussi mère. De ces flammes du coeur qui ne s'éteignent jamais et ne subissent jamais le renoncement. C'est ce que j'ai essayé de dire à notre amie. Cette tendresse de mère est une force invincible. |
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bluegirl le dimanche 08 novembre 2015, à 14:43
LOÏC,
Hivers/verre, c'est "le petit plus" pour signifier la vulnérabilité...
C'est le quatrain qui m'a donné le plus de fil à retordre, les mots clefs étant : filets/sirènes/verre/enjeux.
L'illusion ne se rapporte pas à des échéances, mais à tout ce qu'on a voulu préserver dans nos liens avec nos enfants, malgré nos "exigences" qui diminuent avec le temps.
La stratégie, c'est que je me suis déjà affranchie de beaucoup de choses, (de plus ou moins bon gré) : je compose, je recompose, et au fond je pense : trop d'affranchissement tue un peu l'affranchissement...surtout que j'en ai pas finit !
Mais si cela m'en coûte de mettre des années pour faire des choix importants, c'est que je veux avoir un minimum de regrets. Surtout lorsque famille s'en mêle !
Et elle sait si bien appuyer là où ça fait mal ! Le truc qui cloche, c'est de me renvoyer que je suis écervelée...et que ça sonne creux !
BEATRICE,
L'enfant a besoin de se distancier tout en réclamant des marques d'affection, de tendresse, dès qu'il se rend compte que sa mère et lui ne font pas "un"...alors quand ça atteint des extrêmes, ça devient juste invivable !
Pour ça il n'y a donc pas d'âge...et lorsque le conjoint/l'ex, voir la famille prend les devant pour nous décrédibiliser, c'est pas malin !
...suite... |
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bluegirl le dimanche 08 novembre 2015, à 15:07
CLAUDE,
J'aime l'auto dérision et les bulles de savon givrées (l'illustration)...
L'enfantement est à la fois donner vie, et un long deuil...sans doute en rapport avec l'apprentissage que notre progéniture ne correspond pas à ce qu'on a projeté pour/avec elle, que ce soit de façon consciente, mais surtout inconsciente, avec toute la profondeur de ce qu'on transmet de notre histoire, (et aussi celle de nos parents et grands parents !)
Le cheminement irréversible que tu as perçu dans ces vers, est sans doute l'essentiel.
Mais une mère réapprend un jour ou l'autre à être d'abord une femme...avec sa culpabilité, et ce qu'elle choisit d'en faire !!!
Loïc a cette perception de l'espoir un peu décalée de l'état d'âme occidental, et Béatrice celle de l'expérience maternelle qui ne manquent pas de m'encourager...ainsi que ta lecture loin d'être superficielle !
PHILIP,
Toutes les larmes du monde voudraient ne jamais avoir existé, dans ces instants de vie où la mort est présente. Pourtant, de certaines larmes renait un instinct de vie bien plus fort que la culpabilité !
...suite...
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bluegirl le dimanche 08 novembre 2015, à 15:29
DOMIE,
L'anniversaire n'y est pour rien.
Le poème est la transcription d'un ènième coup dur familiale. Il faut dire que j'ai jamais été beaucoup approuvée de ce que je fais pour moi, mais seulement lorsque je me conforme aux attentes, démesurées à mon sens en tout cas !
Quand à dire que "la tendresse d'une mère est une force invisible" (Philip), et bien c'est souvent la famille qui trouve le moyen de le voir ou le rendre quasi inexistant...et la mère n'a pas beaucoup de marge pour s'adapter !
IMPARFAITLIBRE,
Pour le radeau de verre, voir (le début) de ma réponse à Loïc.
Et heu, bein je vais pas attendre que les fifilles enfantent pour couper le cordon familiale !...heureusement pour moi que ce n'est pas mon attente, parce que j'en aurai pour bien trop longtemps vu comme les choses se présentent ! lol !!
Alors d'autres prennent les devants en m'accusant d'être abandonnante...
UN MERCI GENERAL à tous vos commentaires attentifs et soutenants, chers amis poètes.
Amitiés, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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Stella le dimanche 08 novembre 2015, à 19:08 Je suis désolée j'arrive à la fin... j'ai pris le train en marche... en faite non ma fille est dans le train... elle rentre d'un premier rendez-vous... en plein retour... même pas encore arriver... elle me demande si cela me dérangerez si elle partait vivre en Auvergne... waouh !... et elle n'est que dans le train ?!... Que dire ? ....
Amitié à Lola et tous les poètes et poétesses.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella/, |
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bluegirl le dimanche 08 novembre 2015, à 19:32
NATHALIE,
Un premier rdv avec toi ? tu vis en Auvergne ? Je ne sais moi même que te dire ne sachant rien de plus que des retrouvailles sont prévues avec tes enfants, mais d'autres lecteurs comprendront sans doute mieux que moi, alors merci pour ta lecture en tout cas.
Belle soirée à toi et tous les poètes et poétesses.
Lola
mespoemes.net/bluegirl
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José le dimanche 08 novembre 2015, à 19:34 Ce poème m'est douloureux...
On en finit pas d'idéaliser (parents comme enfants) sa vie à toutes les étapes, et finalement on s'en trouve victime.
Ce dont il faut faire le deuil, c'est du bonheur dont on avait rêvé et qu'on s'était promis, par projection de soi, alors qu'il dépend des autres (et de la famille notamment) qui certes entrent dans ce processus et s'y conforment en partie mais ont aussi une dynamique propre, qui peut sembler nous exclure et à ce titre nous décevoir (Tu parles d'"illusions perdues").
Mais c'est la vraie vie...
Ce deuil-là étant fait, chacun à sa place pourra s'apercevoir qu'il y a un autre bonheur, un autre équilibre... et s'en délecter.
Amitiés
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bluegirl le dimanche 08 novembre 2015, à 20:24
JOSE,
Idéaliser d'être mère et s'en retrouver victime ? C'est une vision un peu péjorative, mais il y a sans doute de ça dans le fait d'avoir cru que c'est la plus belle chose qui nous est arrivé d'être mère.
De la à dire sur quoi il faut faire le deuil, je pense que tu t'es un peu trop attaché au terme "d'illusions perdues" sans connaître ce qu'il recouvre pour moi.
Enfin, si ça t'es douloureux, c'est sans doute parce que mon histoire te parle d'une certaine façon même si tu ne la connait pas. Mais mon bonheur ne dépend pas spécialement des autres, et assurément pas de la famille !!
La vraie vie dont je me délecte n'a d'autre but que son cheminement, et faire des choix aux moments qui me semblent opportuns. Lorsque je suis exclue, je ne m'apitoie pas longtemps : je sais bien que l'essentiel est d'assumer, et de ne pas se croire victime de sa propre vie !
La poésie est parfois un exutoire tout comme les commentaires, mais s'il y avait une recette unique du bonheur, ça se saurait...
A te lire, avec amitiés.
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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euphonie0 le dimanche 08 novembre 2015, à 22:07 Bonsoir Lola
Je suis venue le lire plusieurs fois ton cri, il est douloureux, et fait mal;
Enfanter, parfois ce n'était pas le désir de la femme de devenir mère.
Exuse moi lola je pensais à cette mère qui ne voulait pas enfant (ma mère).
Un radeau en verre, il ne faut pas grand chose pour qu'il se brise.
Bonne soirée Lola et bon courage pour le boulot demain
Marie
mespoèmes.net/euphonie0 |
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domidom le dimanche 08 novembre 2015, à 22:34 C'est un poème douloureux et profond...
Je n'ai rien a ajouter, les commentaires ci-dessus ont été tellement réalistes.....
La vie et ses aléas nous font souffrir, mais ils nous grandissent également....
Que doit-on attendre de l'enfantement, du bonheur certes, mais aussi bien des désillusions....
Superbe poésie....
Domie... |
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claude le dimanche 08 novembre 2015, à 23:23 je voulais juste rajouter en relisant ton poème qu ' en tant que père, j' éprouve la même douleur, les mêmes craintes, les mêmes désillusions.
C' est triste de faire un tel constat, on met nos enfants bien au chaud dans une bulle , on veut les protéger et puis un jour cette bulle nous éclate à la figure sans nous épargner et ça fait mal...je connais ça pour le vivre aussi
Sincèrement à toi |
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bluegirl le lundi 09 novembre 2015, à 01:31
MARIE,
Moi j'ai désiré d'être mère et je m'y suis épanouis.
Un radeau de verre c'est fragile mais je suis le mat !
DOMIDOM,
Le bonheur devrait se suffire, mais alors il y a des personnes que ça ennuie mortellement. Il leur faut du conflit pour avancer.
Grandir, c'est accepter cela, et ne pas s'apitoyer |
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bluegirl le lundi 09 novembre 2015, à 01:44
CLAUDE,
J'ose espérer que se sera plus relaxe quand je m'éloignerai du domicile où elles sont encore.
Merci d'être repassé.
Merci pour vos chaleureux témoignages chers amis poètes.
Bien amicalement, Lola.
mespoemes.net/bluegirl
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Stella le lundi 09 novembre 2015, à 21:30 Bonsoir Lola... non mais j'habite dans le sud... pas très loin du Pont d'Avignon de chez Loïc... mais ma fille a rencontrer un jeune homme en Auvergne... dimanche c'était son premier rendez-vous... avec ce jeune homme... avec ma fille il y a eu une coupure... j'en aie énormément souffert... je crois que nos cries de mères ou de pères sont tellement fort que l'ont ne les entends même pas... maintenant que nous nous sommes retrouvées... elle risque de s'éloigner...comme dit Claude ... " on met nos enfants bien au chaud dans une bulle , on veut les protéger et puis un jour cette bulle nous éclate à la figure "... Oui ! ça fait très mal...
Des pensées vers Toi Lola... Courage... et Prends soin de TOI...
Bonne Fin de Soirée et Bonne Semaine.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella/ |
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