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Quand le jour vient échoir, nimbant d'or la lueur
Que la forêt flamboie, ainsi qu'un reliquaire
Il m'arrive souvent cédant à la langueur
De penser à la mort..., à mon chemin sur terre
Le soir lave mon âme et m'apporte la paix
Mes souvenirs eux seuls comme un fleuve tranquille
Un pays hors du temps ressassent mes secrets
Mon enfance à présent me semble moins fragile
Je renoue au fil d'or les feuillets de l'album
Ma vie est-elle un stade avant la grande fête?
Où bien la mort est-elle un simple post-scriptum?
Qu'est-ce donc que l'Eden, sans l'âme du poète?
Je sais que mon esprit recherche l'infini
Chaque fleur, chaque ami me rappellent sans cesse
Que rien ne vaut la vie avant la longue nuit
Le temps est un trésor autant que la tendresse
A chaque instant qui court, se réduit le séjour
Entre vivants et morts la frontière est d'argile
Chaque source en lumière écharpe d'or le jour
Le bonheur est au bois non pas dans l'évangile
Que dispense l'oiseau sinon qu'il faut aimer
C'est le céleste esprit de ce monde réaliste
Son labeur quotidien, le plaisir de chanter
Chacun connaît son chant mais personne n'y résiste
C'est le bonheur concis de la terre et des cieux
Jamais le rossignol ne pense à sa disgrâce
Pour lui seul le printemps, l'amour est précieux
Avoir un nid en mai c'est pour lui son parnasse
Entendre son concert mon cœur en est touché
Levant mes yeux au ciel je cède vite aux larmes
Pour mon âme et mon cœur cet instant est sacré
Pour ce Dieu des buissons je dépose les armes
Mes sens sont éblouis par l'art de jolis vers
Fleurs de la pureté, trésor de l'âme humaine
Dommage que la guerre enneige nos hivers
Sinon en nos jardins la rose serait reine
Sur l'enclume des jours s'abat le lourd marteau
comme l'aube et la fleur la vie est éphémère
Sous le pont sans l'amour il en passe de l'eau
Alors perdre son temps me semble téméraire
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