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Le temps s’en va, le temps me blesse,
Il m’inflige un premier affront,
Gravant des rides à mon front,
Il me dit que vient la vieillesse.
Demain mes cheveux blanchiront,
Et cependant, mon cœur ne cesse
D’avoir besoin de ta tendresse,
Même quand nos corps dormiront.
Avant qu’arrive la camarde
Avec son cortège de froid,
J’ai tellement besoin de toi !
J’en suis sûr quand je te regarde :
Oh ! oui, je peux te l’affirmer,
Il n’est pas d’âge pour aimer !
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