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n°43
Saint-Malo, le mercredi 4 septembre 2013.
Ecole de vie,
Partie première ; Bon à rien,
Chaque jour le cœur serré, pareil elle montrait du doigt,
Dans la cour regarder, soleil au dessus des toits.
Dans bac à sable gelé, cette encre sur mes petites mains,
Ce diable faisait gratter, sale cancre mot du quotidien.
Le cahier épinglé, sur le dos ces taches violettes,
Quolibets meute lâchée, ce bourreau était à fète.
A figure m’ont craché, croche-pieds, coups, poings, bousculade,
Ces injures prononcées, maîtres regarder loin l’algarade.
Chiottes dus me réfugier, mon frère aîné fît rempart,
Sa botte vu leur donner, pour taire lâcheté de leur part.
Dix ans était âgé, moi six ma première rentrée,
Aux grands avait montré, ce cerbère, fraternité.
Aussi je l’ai juré, j’irais cracher sur sa tombe,
Fortuit je l’ai appris, était torturée par l'ombre,
Avait pris le maquis, arrêtée, la Gestapo,
Ainsi je l’ai compris, l’obscénité de ces mots.
Loin au fond ses yeux, du dégoût et du chagrin,
Enfant blond aux yeux bleus, j’étais tout d’un bon Arrien.
Patrice .
p47
n°32
Saint-Malo, le dimanche 11 août 2013.
Ecole de vie,
Partie seconde ; Résurgences,
Jaillissent de mon passé, ces souvenirs cette école,
Les filles habillées, en socquettes blanches baby doll.
Du pupitre regarder, le maître écrire à la craie,
Le titre de la dictée, et la leçon de français.
Tout le jour galoper, dans les champs avec mes copains,
Vers les quartes heures rentrer, et crier maman j’ai faim.
Lire des bandes dessinées, attraper des papillons,
Pour rien me bagarrer, cracher sans autre façon.
Avoir la morve au nez, et prendre le ciel comme mouchoir,
Ma culotte grise percée, les poches remplies que d’espoir.
Dans l’eau vive me baigner, et à la claire fontaine,
Laisser là s’écouler, toutes mes joies et toutes mes peines.
Patrice.
p45

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