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Vois, le lac se dérobe à la pointe d'un vergne,
Comme une écharpe d'eau perdant le fil du temps.
C'est un cheveu fragile apporté par les vents,
Il en tombe parfois quand la lune se peigne
Bois, le monde à l'envers coulant à son enseigne.
Saoule, enivre jusqu'au dernier les Mohicans.
Croise, au lit du cours d'eau qui regorge d'enfants
Le regard attendri du bison que l'on saigne.
Ploie, ainsi que l'osmonde à l'ombre des fusains
Pour passer à tes doigts la harpe de l'ondine.
Vise les ronds dans l'eau, la danse Marensine,
Qu'exécutent pour toi gerridés et cousins
Crois, tous les boniments qu'amènent les matins,
Porte les sur ton dos remontant de la mine,
Fais jouer le marteau, façonne les, burine,
Lors tu caresseras l'horizon de tes mains.

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