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J’ai voulu m’envoler une dernière fois
Pour suivre les oiseaux jusqu’au bout de la Terre,
Parcourir l’infini des mers, en solitaire,
Et tenter à nouveau d’impossibles exploits.
J’ai retrouvé le goût des embruns sur ma peau,
La morsure du froid, l’air vif de la montagne,
L’étoile du Berger, le Chien qui l’accompagne,
Et surtout - oui surtout - j’ai quitté le troupeau.
Mais sur l’océan noir encré de tes chagrins,
Je suis de mon bateau le triste capitaine
Maintenant que je sais que ton âme est en peine ;
C’est, du fond de ma nuit, ton ombre que j’étreins.
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